L'Aïd al-Adha, appelé également la Tabaski en Afrique de l'Ouest arrive à grands pas. Elle aura lieu dans la soirée de mardi 26 au mercredi 27 mai. Le défi est toujours le même pour les familles : acheter un mouton à un prix correct, alors que les cours flambent. En Algérie, les autorités se sont fixées un objectif de taille, c'est-à-dire d'importer 1 million de moutons car la filière locale ne fournit pas suffisamment de têtes de bétail, un moyen aussi indique l'État « de contrôler les prix ».
Ce projet lancé en 2025 est donc reconduit cette année. À ce stade, près de 820 000 moutons ont été ou sont en cours d'importation vers l'Algérie, selon le gouvernement.
C'est par décret que le président Abdelmadjid Tebboune a relancé l'opération « 1 million de mouton » en janvier dernier. Acquis en Espagne, en Roumanie mais également au Brésil et en Uruguay, les ovins sont importés par bateau dans tous les grands ports du pays, notamment celui d'Alger depuis fin mars.
Des moutons transportés par avion-cargo
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Pour accélérer le processus, ces derniers jours, des moutons ont même été transportés par avion-cargo. L'objectif de l'État est de plafonner les prix, à 50 000 dinars, soit 330 euros par bête. En 2023, le prix moyen d'un mouton de l'Aïd était de 100 000 dinars.
Pour obtenir ce tarif, le gouvernement a opté pour une détaxation complète, avec notamment l'exonération des droits de douane et de la TVA. Tous ces moutons sont enfin vendus via une plateforme digitale, Adhahi. Le client choisit son point de vente, puis il reçoit un QR code qu'il présente pour accéder au dépôt et récupérer son mouton.
Le ministère de l'Agriculture, qui a mis en place l'ensemble du dispositif, estime que cette méthode est transparente et qu'elle permet un contrôle vétérinaire continu. En 2024, 3, 5 millions de moutons ont été abattus en Algérie lors de l'Aïd al-Adha.