Luanda — La Cour des comptes a remis aujourd'hui, vendredi à Luanda, son avis sur les comptes de l'État pour l'exercice 2024 à l'Assemblée nationale, assorti de quatre nouvelles recommandations.
La remise solennelle de cet avis au président de l'Assemblée nationale, Adão de Almeida, a été effectuée par le président de la Cour des comptes, le juge Sebastião Gunza, conformément aux obligations constitutionnelles et légales.
Selon Manuel Domingos, auteur du rapport sur les comptes de l'État pour 2024, 15 recommandations ont été formulées, dont 11 concernent d'anciens comptes.
Le juge a expliqué que ces quatre nouvelles recommandations portent sur le financement du secteur public des entreprises et du système national de protection sociale.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Concernant le financement du secteur public des entreprises, la Cour des comptes recommande de veiller à la présentation de données fiables afin de valider les informations figurant dans les comptes de l'État, garantissant ainsi leur cohérence et leur fiabilité.
S'agissant du Système national de protection sociale, la Cour a recommandé que l'Institut national de sécurité sociale valide les valeurs et les recettes en capital, en veillant à l'harmonisation de la structure dans la composition des rubriques entre le bilan et les informations figurant dans le tableau des recettes totales des comptes généraux de l'État, dans le respect des dispositions légales.
Par ailleurs, l'Institut devrait réévaluer la justification stratégique du maintien des avoirs déficitaires, en veillant à leur conformité avec les principes de sécurité, de rentabilité et de liquidité applicables à la gestion des ressources obligatoires de protection sociale.
L'avis soumis au Parlement analyse l'activité financière de l'État durant la période de référence, notamment dans les domaines des recettes, des dépenses, du Trésor, du crédit public, des actifs et de la sécurité sociale.
Le document rend également compte de l'exécution financière des unités budgétaires et des organismes qui en dépendent.
Dans son intervention, Adão de Almeida a considéré qu'il s'agissait d'un moment crucial dans le cadre du contrôle politique exercé par l'Assemblée nationale sur l'activité du pouvoir exécutif.
« L'évaluation des comptes de l'État est l'un des principaux éléments qui, aux termes de la Constitution, délimitent le champ d'intervention de l'Assemblée nationale en matière de contrôle », a-t-il souligné.
Le dossier sera désormais examiné par les commissions spécialisées du Parlement, qui l'analyseront au regard de sa légalité et de sa rigueur technique, afin que la séance plénière puisse débattre et voter sur cet important document relatif à la nature du contrôle exercé par l'Assemblée nationale.