Luanda — La vice-présidente du MPLA, Mara Quiosa, a discuté ce vendredi à Luanda des questions relatives à la paix et à la réconciliation nationale avec des chefs religieux.
Ces discussions ont eu lieu lors de quatre auditions organisées dans le cadre du deuil national observé en mémoire des victimes des conflits armés qui ont ravagé le pays entre 1975 et 2002.
À l'issue des rencontres, l'apôtre et président de l'Assemblée missionnaire chrétienne (AMC), Elias Pedro, a salué la décision du Président de la République, João Lourenço, de décréter un deuil national en hommage aux victimes du conflit armé.
Selon le chef religieux, la rencontre portait sur un message de pardon et de réconciliation nationale.
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Elias Pedro a également annoncé que la vice-présidente du MPLA avait été invitée à participer à la cérémonie prévue le 30 mai, dédiée à la bénédiction et à l'harmonie des Angolais et du pays.
Selon l'apôtre, le décret de deuil national constitue un signe de reconnaissance et d'humanisme, témoignant du respect envers les familles qui ont perdu leurs proches dans l'intérêt de la stabilité nationale.
L'Église a pris acte du message de pardon et d'hommage aux défunts, transmis par le Chef de l'État, et a appelé à la préservation de la paix et de l'unité nationale.
Concernant les élections générales de 2027, le chef religieux a invité la société à vivre cette période dans la joie, car elle est une célébration de la démocratie.
Au cours de son discours, il a également évoqué la nécessité de promouvoir les valeurs de caractère, d'amour et de coexistence, et a exhorté les responsables politiques à protéger la paix, considérée comme un patrimoine divin, et à maintenir l'équilibre national.
Lors d'une autre audience, la vice-présidente du MPLA a reçu la secrétaire générale de l'Église évangélique réformée d'Angola, Deolinda Teca, qui a remercié Dieu pour le deuil que traverse l'Angola en mémoire des victimes du conflit armé. Elle a considéré le geste du Président de la République comme un acte de respect et d'hommage aux personnes qui ont perdu la vie entre 1975 et avril 2002.
« Les morts ne meurent jamais, il faut toujours se souvenir d'eux, car ils maintiennent un lien avec les vivants. Nous vivons un moment de pardon, d'humilité et de réconciliation avec ceux qui nous ont quittés et avec leurs familles », a-t-elle souligné.
La responsable religieuse a également estimé que l'acte du Président de la République transcende la dimension humaine et revêt une dimension spirituelle, car il véhicule des valeurs telles que le pardon et la réconciliation.
De son côté, l'évêque Josafat Diamantino Kiculo a déclaré que cette rencontre renforçait la coopération entre l'Église et le parti, et reconnaissait le rôle des institutions religieuses dans la société.
Selon l'évêque, l'Église a pour vocation de promouvoir les valeurs morales et civiques et de guider la société à la lumière de la Parole de Dieu.
Le représentant de l'Église évangélique pentecôtiste, Miguel Mochica, a salué l'action menée par le parti au pouvoir en faveur du bien-être social.
Le responsable religieux a également souligné le soutien apporté par l'Église aux communautés, notamment par la mise à disposition de ses lieux de culte pour servir de salles de classe.