Maître coranique d'une medersa de Tonka, Abdoul Salam Maïga a été publiquement assassiné par balles par des jihadistes du Jnim jeudi 21 mai. En novembre dernier déjà, cette localité du centre du pays avait été endeuillée par l'exécution en place publique de Mariam Cissé, une jeune tik-tokeuse qui affichait son soutien aux militaires maliens.
Abdoul Salam Maïga, maître coranique d'une medersa de Tonka, discute paisiblement avec des amis dans son « grin » (groupe de discussion traditionnel, NDLR), près du marché, lorsque des jihadistes du Jnim, en armes, surgissent et lui ordonnent de le suivre. Selon plusieurs notables locaux joints par RFI, ils reviennent peu de temps après. Abdoul Salam Maïga a les yeux bandés. Il est alors exécuté publiquement, par balles.
Selon certains, son assassinat pourrait être lié à des différends d'ordre religieux. « Peut-être qu'il a refusé de travailler pour eux », avance encore une source. Mais pour la plupart des personnes interrogées, c'est sa supposée proximité avec l'armée malienne qui aurait motivé l'assassinat du maître coranique par le Jnim.
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En novembre dernier déjà, Tonka et le Mali tout entier avaient été endeuillés par l'exécution, en place publique, de Mariam Cissé, une jeune tik-tokeuse qui affichait son soutien aux militaires maliens.
Puis, à la fin du mois de mars, c'est un responsable de l'organisation des jeunes de la commune de Tonka, Amadou Baby, qui avait été abattu en pleine rue. L'association dont il était membre était soupçonnée par les jihadistes de fournir des renseignements aux forces maliennes, même si certaines des sources jointes par RFI soulignent le fait que Tonka ne dispose pas de camp militaire.
« À Tonka, Diré, Goundam ou Tombouctou, les gens sont choqués par tous ces assassinats », confie un habitant de la zone, « cela crée un grand émoi dans toute la région ».