Angola: Le diplomate considère le développement et la prospérité comme des leviers efficaces pour mettre fin aux guerres

Luanda — Le doyen du groupe des ambassadeurs africains accrédités en Angola, Mohamed Ebade, considère que le développement économique et la prospérité sont des instruments essentiels pour éradiquer les guerres, le terrorisme et d'autres fléaux qui entravent le progrès du continent africain.

Dans un entretien accordé à l'ANGOP à l'occasion de la célébration de la Journée de l'Afrique, le 25 mai, et dont la publication intégrale est prévue prochainement, l'ambassadeur de Mauritanie affirme que « seul le développement économique et la prospérité peuvent mettre un terme à ces fléaux ».

À travers ses déclarations, Mohamed Ebade soutient que le continent africain doit poursuivre sa marche vers l'unité, la paix et le développement économique afin de relever les défis liés aux conflits armés, au terrorisme et à la pauvreté.

Évoquant l'industrialisation, il estime que l'avenir de l'Afrique dépend de sa capacité à maîtriser la science et la technologie, tout en reconnaissant que le processus d'industrialisation du continent demeure en deçà des aspirations des peuples africains.

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Concernant la commémoration prévue lundi (25 mai), il rappelle l'héritage des Pères fondateurs de l'Organisation de l'unité africaine, devenue aujourd'hui l'Union africaine, soulignant que leur vision continue de constituer « une boussole pour les générations africaines ».

Selon le diplomate, les dirigeants historiques africains avaient très tôt compris l'importance de « l'unité, de la liberté et du développement du continent », des principes qui continuent d'orienter les ambitions actuelles de l'Afrique.

Abordant le parcours de l'Union africaine depuis la création de l'OUA en 1963, il reconnaît l'existence de nombreux défis, tout en mettant en avant plusieurs acquis majeurs, notamment l'achèvement du processus de décolonisation, le renforcement de la solidarité africaine, le développement de la coopération interétatique ainsi que l'affirmation d'une voix africaine commune sur la scène internationale.

Au sujet de l'Agenda 2063 de l'Union africaine, il le qualifie de vision stratégique et de « grand espoir pour l'Afrique », tout en soulignant la nécessité de mobiliser des moyens adéquats pour assurer sa mise en oeuvre.

Fondée le 25 mai 1963 à Addis-Abeba, en Éthiopie, l'Organisation de l'Unité africaine prônait la décolonisation totale du continent, la promotion de l'unité et de la solidarité entre les États africains, ainsi que la défense de leur souveraineté.

En 2002, l'OUA a été remplacée par l'Union africaine.

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