Après le premier atelier organisé le 15 mai au profit des étudiantes de l'Université Denis-Sassou-N'Guesso (UDSN) de Kintélé sur les opportunités des marchés publics, la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP), avec l'appui financier du programme "Accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services (Pagir)" a mis, le 21 mai, le cap sur l'Université Marien-Ngouabi où elle a aussi sensibilisé les femmes et les étudiantes à la même problématique.
Comme à l'UDSN, l'atelier s'est tenu sur le thème « Femmes et marchés publics : identifier les opportunités, bâtir les carrières et oser agir ». Il a réuni le personnel féminin et des dizaines d'étudiantes évoluant à cette université, des porteuses de projets, des responsables d'entreprise, des organisations féminines et expertes des marchés publics.
La rencontre a eu pour objectif de sensibiliser cette catégorie de femmes au rôle et au fonctionnement du système des marchés publics. Ainsi, à travers les échanges qui ont suivi, les experts en la matière leur ont présenté les différents métiers liés aux marchés publics, mais aussi les perspectives qu'offre ce domaine dans la vie actuelle.
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L'initiative vise à renforcer l'implication des femmes dans le secteur des marchés publics, de promouvoir leur autonomisation économique et d'encourager leur participation afin qu'elles saisissent les opportunités offertes par la commande publique.
À travers cette démarche, la DGCMP et l'Université Marien-Ngouabi veulent promouvoir une meilleure inclusion économique des femmes, contribuer à la construction d'un environnement plus favorable au leadership féminin, dans le but de les rendre plus compétitives sur le marché au même diapason que les femmes d'autres pays.
« A travers cet atelier, la Direction générale de contrôle des marchés publics souhaite créer un espace d'information, d'échange d'expériences et d'inspiration à l'endroit des étudiants, des jeunes diplômés, femmes entrepreneures et professionnelles en devenir. Il s'agit de démontrer que les marchés publics ne sont pas exclusivement réservés à une catégorie d'acteurs ou de spécialistes, mais qu'ils offrent aux femmes des perspectives concrètes : accéder à la commande publique (...) », a souligné le DGCMP, Joël Ikama Ngatsé.
Pour sa part, le secrétaire général de l'Université Marien-Ngouabia, Rufin Willy Mantsié, a estimé que cet atelier contribuera à renforcer le dialogue entre le monde académique, les institutions publiques et les acteurs économiques au profit de l'employabilité.
Après Brazzaville, le même atelier sera organisé à Pointe-Noire dans les prochains jours.
A propos du Pagir, notons qu'il a été lancé en mars 2024 comme un outil censé guider le Congo vers une meilleure gouvernance des finances publiques. Sa mise en oeuvre devrait rendre plus efficace la mobilisation des recettes fiscales et douanières, la budgétisation axée sur la performance, la transparence, l'efficacité des marchés publics, les dépenses publiques et la gestion des incidences budgétaires.
Avec le cofinancement de la Banque mondiale, le Pagir accompagne le gouvernement dans la modernisation des finances publiques, en mettant un accent particulier sur la réforme du système de la commande publique afin d'en faire un levier d'efficacité, de transparence et de développement économique.