Le Sénégal traverse une nouvelle zone de turbulence politique. Réuni en urgence ce dimanche à 15 heures, le Bureau de l'Assemblée nationale a officiellement pris acte de la démission de son président, El Malick Ndiaye. Une décision qui intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et qui pourrait ouvrir la voie à une profonde recomposition institutionnelle.
Selon plusieurs sources concordantes, ce retrait volontaire aurait pour principal objectif de permettre l'entrée à l'Assemblée nationale de Ousmane Sonko, récemment limogé de ses fonctions de Premier ministre par le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye. À terme, l'ancien chef du gouvernement pourrait être porté à la tête du Parlement.
Cette séquence politique intervient seulement quarante-huit heures après l'éviction d'Ousmane Sonko de la Primature, un événement qui avait déjà provoqué de nombreuses interrogations sur les équilibres au sommet de l'État.
Dans une longue déclaration rendue publique après l'annonce de sa démission, El Malick Ndiaye a expliqué avoir pris sa décision « après une profonde réflexion, mûrie dans le silence, la responsabilité et le sens de l'État ». Il affirme que ce choix procède avant tout de « l'intérêt supérieur de la Nation » et de sa conception des institutions républicaines.
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L'ancien président de l'Assemblée nationale a également dressé le bilan de son passage au perchoir, mettant en avant les efforts entrepris pour moderniser le Parlement sénégalais, renforcer les mécanismes de contrôle et promouvoir davantage de transparence dans le fonctionnement de l'institution.
« Depuis mon élection à la tête de l'Assemblée nationale, j'ai consacré toute mon énergie au renforcement de notre institution », a-t-il déclaré, tout en remerciant les députés de la majorité comme de l'opposition, ainsi que l'administration parlementaire et le peuple sénégalais.
El Malick Ndiaye a aussi adressé un hommage appuyé aux militants et responsables du PASTEF, saluant leur engagement et leur fidélité aux idéaux de transformation portés par le parti.
Dans un ton solennel, il a insisté sur la nécessité de préserver « la stabilité des institutions, la paix civile et la cohésion nationale », estimant que ces principes doivent rester « la boussole commune » des acteurs politiques sénégalais.
