Afrique Centrale: Ebola en RDC - La Centrafrique «a instruit l'ensemble des structures sanitaires et sécuritaires concernées»

En RDC, les derniers chiffres en lien avec Ebola font état de 904 cas suspects et 220 décès suspects, dont 101 cas confirmés et 10 décès confirmés dans trois provinces de l'est du pays (Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu).

Le Congo-Kinshasa et d'autres pays de la région ont pris ce week-end des mesures plus restrictives pour tenter d'endiguer la propagation de cette épidémie. La Centrafrique a, de son côté, annoncé le renforcement de la surveillance épidémiologique et la sécurisation des points d'entrée sur son territoire. « Les intrants nécessaires au diagnostic spécifique du virus Ebola sont déjà disponibles à l'Institut Pasteur de Bangui, afin de garantir une réponse rapide en cas d'alerte », a par ailleurs assuré le ministre centrafricain de la Santé.

L'épidémie d'Ebola continue de susciter de vives inquiétudes en République démocratique du Congo (RDC) et dans la sous-région. L'Africa CDC estimait samedi que 10 pays étaient particulièrement à risque.

Parmi eux, la République centrafricaine (RCA) où les autorités renforcent leur dispositif de prévention afin d'éviter toute propagation. La RCA, qui partage une longue frontière avec la RDC, reste particulièrement exposée en raison de nombreux points de passage informels favorisant les mouvements transfrontaliers.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Pour faire face à cette situation, le gouvernement a activé les mécanismes nationaux de préparation et de riposte. Ce dimanche 24 mai, au cours d'une conférence de presse à Bangui à laquelle assistait notre correspondant Rolf Steve Domia-Leu, le ministère de la Santé a présenté les principales mesures envisagées pour protéger les populations et renforcer la surveillance sanitaire aux frontières.

« Une attention particulière accordée aux sous-préfectures » proches de la RDC

Ernest Mada, ministre intérimaire de la Santé, assure : « Le gouvernement de la République centrafricaine a engagé une approche fondée sur trois axes stratégiques. À savoir : le renforcement de la surveillance épidémiologique sur l'ensemble du territoire national, la sécurisation des points d'entrée à haut risque et la mobilisation communautaire et institutionnelle autour d'une réponse nationale coordonnée. Une attention particulière est accordée aux sous-préfectures d'Obo, Zemio et Mboki, du fait de leur proximité de l'épicentre de l'épidémie en République démocratique du Congo. »

Il poursuit : « Le gouvernement a instruit l'ensemble des structures sanitaires et sécuritaires concernées afin d'intensifier les activités de veille sanitaire, de détection précoce et d'alerte rapide. Sur le plan opérationnel, les capacités nationales de diagnostic biologique sont en cours de consolidation, en collaboration avec l'Institut Pasteur de Bangui et les partenaires internationaux. Les intrants nécessaires au diagnostic spécifique du virus Ebola sont déjà disponibles à l'Institut Pasteur de Bangui, afin de garantir une réponse rapide en cas d'alerte. »

Plus de 900 personnes sont soupçonnées d'avoir contracté la fièvre hémorragique Ebola en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dimanche soir.

La RDC a déclaré le 15 mai une épidémie de maladie Ebola causée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n'existe aujourd'hui ni vaccin, ni traitement spécifique, et qui présente un taux de létalité allant jusqu'à 50%. L'OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.