La Présidente de la Chambre syndicale nationale des orthophonistes relevant de l'UTICA, Samia Chaabane, a souligné ce dimanche qu'une prise en charge et un diagnostic précoces, dès les premières années de la vie d'un enfant souffrant de troubles de la parole et de l'expression orale, permettent de prévenir les troubles de l'apprentissage de la langue écrite et de limiter leur impact sur le cursus scolaire.
La spécialiste a expliqué que les difficultés d'expression orale ou écrite affectent considérablement le rendement scolaire. Elle a précisé que ce trouble est principalement lié à des troubles du développement neurologique, ce qui le différencie du simple retard de langage, lequel peut découler d'autres facteurs.
Elle a ajouté que l'amélioration de l'état de l'enfant dépend de ses capacités cognitives ainsi que du degré d'interaction de sa famille et de son école avec lui. Ces facteurs constituent, selon elle, des stimuli essentiels pour réduire l'intensité du trouble, tout en insistant sur l'importance d'un accompagnement continu et du développement des compétences tout au long du parcours scolaire.
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La Présidente de la Chambre Syndicale des Orthophonistes a ainsi appelé les parents à suivre de près l'évolution du langage et de la parole chez leurs enfants dès le plus jeune âge. Elle a rappelé qu'un enfant est censé prononcer quelques mots isolés au cours de sa première année, puis commencer à associer des mots à l'âge de deux ans, pour enfin être capable, à l'âge de trois ans, de former des phrases claires et compréhensibles, même pour les personnes extérieures à son entourage proche.
Elle a également recommandé de consulter un pédiatre ou un pédopsychiatre dès la constatation d'un retard de langage à l'âge de trois ans, afin de diagnostiquer la situation et d'orienter l'enfant, si nécessaire, vers un orthophoniste. Elle a souligné que le retard de langage peut être lié à des troubles auditifs, des troubles psychologiques, des handicaps ou des facteurs génétiques, mais aussi à un manque de communication au sein de l'environnement familial.
Enfin, elle a insisté sur la nécessité d'une prise en charge précoce des enfants présentant un retard de parole afin d'en vérifier les causes -- qu'il s'agisse de troubles du développement ou de situations passagères traitables -- tout en insistant sur l'obligation de fournir un environnement familial et scolaire bienveillant, indispensable pour stimuler les compétences de l'enfant et renforcer ses acquis scolaires.