Burkina Faso: L'industrialisation, pas à pas

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré, le vendredi 22 mai 2026 à Dédougou, deux unités de transformation agroalimentaire. Il s'agit de la Société agro-industrielle de développement de l'agriculture familiale de la Boucle du Mouhoun (SODAF-BM-SA) et de l'usine Continent agri-business rénovation (CABRE) SARL. Portée par une vision de développement endogène qui prend progressivement corps au Burkina Faso, cette double inauguration s'inscrit dans une dynamique déjà impulsée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à travers plusieurs inaugurations d'unités industrielles dans différentes localités du pays.

Ainsi, ces actions traduisent en actes concrets les idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP), fondés sur la souveraineté économique, la valorisation des ressources nationales et la promotion du « produire et consommer burkinabè ». Le choix de miser sur la transformation locale des matières premières est aujourd'hui une évidence. Avec une production record de plus de 7 millions de tonnes de céréales enregistrée lors de la campagne agricole écoulée grâce à l'Offensive agropastorale et halieutique, la transformation de la production nationale s'imposait désormais comme une nécessité.

En transformant le maïs, le sésame et d'autres céréales dans le Bankui, grenier du Burkina, ces usines créent une véritable chaîne de valeurs au profit de l'économie nationale. En effet, elles constituent non seulement des débouchés sûrs pour les producteurs, souvent confrontés aux difficultés d'écoulement de leurs récoltes, mais aussi, permettent de créer de la valeur ajoutée à travers la fabrication de produits divers et participent à la lutte contre le chômage en offrant des centaines d'emplois directs et des milliers d'emplois indirects, notamment pour la jeunesse et les femmes.

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Au-delà des chiffres, ces infrastructures industrielles redonnent espoir aux populations et renforcent la résilience économique nationale dans un contexte international marqué par les incertitudes. Les opérateurs économiques burkinabè doivent donc croire davantage en la capacité de notre pays à produire, transformer et consommer ce dont il a besoin. C'est à ce prix que la souveraineté économique tant souhaitée deviendra une réalité.

Dans cette dynamique, le gouvernement est appelé à poursuivre les efforts d'amélioration du climat des affaires afin d'encourager les investissements productifs dans tous les secteurs.

Déjà, il convient de saluer de multiples initiatives en faveur du secteur privé, et l'organisation annuelle du Cadre de concertation public-privé (CC-PP), dont les concertations régionales 2026 sont en cours en vue de la rencontre nationale placée sur le thème : « Civisme économique et engagement patriotique : rôle du secteur privé dans le processus de refondation de l'Etat ». Un thème qui appelle à mettre le patriotisme au service du développement industriel du Burkina Faso.

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