Sud-Soudan: Le gouvernement renonce à détricoter l'accord de paix de 2018

Au Soudan du Sud, le gouvernement fait marche arrière et renonce à supprimer des articles-clés de l'accord de paix de 2018. Sous la pression de la société civile et de nombreuses chancelleries internationales inquiètes de voir s'effondrer le processus de paix et les institutions de la transition, les amendements les plus controversés sont donc finalement retirés d'un projet de loi en cours d'examen au Parlement.

C'est à l'issue du conseil des ministres le 22 mai que la volte-face du gouvernement sud-soudanais a été annoncée. Le projet de loi de modification de l'accord de paix ne proposera finalement pas la suppression de deux articles établissant la suprématie de ce texte sur toute autre législation.

Edmund Yakani, directeur de l'organisation de la société civile CEPO, salue « la réponse positive » du gouvernement, mais réclame « un engagement à mettre en oeuvre les tâches restantes de l'accord de paix ».

Signé en 2018, cet accord prévoit l'organisation d'élections pour clore la transition. Mais les importants retards accumulés poussent le gouvernement à chercher des raccourcis. La loi en cours d'examen au Parlement prévoit ainsi de repousser la rédaction de la Constitution permanente ainsi que le recensement de la population à l'après-scrutin.

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Le parti du vice-président Riek Machar, détenu et toujours en procès à Juba, a réitéré dimanche son rejet du texte, qualifiant de concessions « de façade » le maintien des articles concernant la suprématie de l'accord de paix. Le parti d'opposition réclame le retrait du projet de loi et un dialogue « inclusif » avant toute inscription à l'agenda parlementaire.

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