Le médiateur de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a été reçu à Ouagadougou par le chef de l'État burkinabè ce 25 mai 2026, le capitaine Ibrahim Traoré, qui est par ailleurs président de la Confédération des États du Sahel. Lansana Kouyaté dit être venu plaider pour une coopération entre l'Alliance des États du Sahel (AES) et la Cédéao et le bien-être des populations.
Une coopération « nécessaire » pour le bien-être des populations, selon Lansana Kouyaté. L'ancien Premier ministre guinéen, devenu émissaire de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), insiste sur la nécessité de préserver la libre circulation des personnes. « La géographie unit l'AES et la Cédéao, les populations doivent continuer à aller de part et d'autre », a-t-il insisté.
Le médiateur ouest-africain, tout de blanc vêtu pour l'occasion, s'est exprimé à l'issue de l'audience au palais présidentiel burkinabè. Il affirme que l'entretien avec le capitaine Ibrahim Traoré s'est bien passé, que ce dernier lui a transmis des « instructions éclairées » et profitables.
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Des discussions « assez complexes »
Lansana Kouyaté a qualifié l'objet des discussions d'« assez complexe », car touchant à la sécurité et à la stabilité des pays de la région.
Cela fait bientôt trois ans que le Burkina Faso, le Niger et le Mali ont créé en septembre 2023 l'Alliance des États du Sahel (AES). Et cela fait plus de deux ans qu'ils ont annoncé quitter la Cédéao, en juillet 2024.
Nommé fin-mars négociateur en chef de la Cédéao auprès des pays de l'AES, Lansana Kouyaé avait dans un premier temps recueilli les avis des chefs d'État d'autres pays de la région, se rendant notamment au Togo, au Ghana et en Côte d'Ivoire.