Au Gabon, le dossier judiciaire visant Sylvia et Noureddin Bongo connait de nouvelles évolutions. Selon des informations relayées par la presse gabonaise, l'ancienne première dame et son fils sont désormais placés sous notice rouge d'Interpol. Une procédure qui accentuerait la surveillance policière internationale. L'avocat de l'ancienne première dame parle lui « d'une grossière manipulation » ourdie par Libreville.
Selon plusieurs médias en ligne gabonais, Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo seraient sous notice rouge d'Interpol depuis le 6 mai 2026. En clair, les noms des deux personnalités sont depuis cette date inscrits aux fichiers de police des 196 pays du réseau.
Cette procédure est déclenchée à la demande d'un pays membre, en l'occurrence ici le Gabon, après précisément des mandats internationaux émis contre eux par le parquet général de Libreville.
Condamnés par contumace à 20 ans de prison
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Sylvia Bongo et Noureddin Bongo ont été condamnés par contumace à 20 ans de réclusion criminelle le 11 novembre 2025, par la justice gabonaise pour détournement massif de fonds, blanchiment de capitaux, recel et usurpation de titres. Les deux avaient quitté la prison centrale de Libreville en mai 2025 et sont depuis installés à Londres.
Selon leur avocat Me François Zimmeray, toute la publicité faite autour de ces derniers développements, qu'il ne conteste pas, ne relève que de la propagande et de la manipulation d'un régime aux abois. « Mes clients ne sont dans le viseur de rien ou de personne », dit l'avocat, qui annonce par ailleurs une future procédure de « blocage des manoeuvres du pouvoir gabonais auprès d'Interpol », ses clients étant, d'après lui, les seules victimes dans cette affaire.
