Tunisie: Un post appelant à 'empoisonner des mères et des enfants' déclenche un tollé

Une vive polémique a éclaté en Tunisie après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une publication jugée choquante et appelant à des actes de violence à l'encontre de migrants en situation irrégulière originaires d'Afrique subsaharienne, dans un contexte déjà sensible autour de la question migratoire.

Le contenu de cette publication a rapidement suscité une large vague d'indignation parmi des internautes, des militants et des défenseurs des droits humains, qui estiment qu'il dépasse les limites de la liberté d'expression et relève de l'incitation à la haine et à la violence à l'encontre de catégories vulnérables, notamment les femmes et les enfants.

De nombreux commentaires en ligne ont condamné ces propos, dénonçant une déshumanisation des migrants et appelant au respect des principes fondamentaux des droits humains. Plusieurs internautes ont également estimé que de tels contenus seraient susceptibles de sanctions pénales dans d'autres juridictions.

Dans ce contexte, le docteur Rafik Boujdraia a dénoncé une dérive grave du discours public, estimant que les propos en question traduisent soit un trouble psychologique nécessitant une prise en charge, soit une attitude relevant d'une qualification pénale.

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L'avocate Dalila Ben Mbarek Msaddek a, de son côté, soulevé la question de l'égalité devant la loi et de la cohérence dans l'application des règles relatives à la liberté d'expression, s'interrogeant sur d'éventuelles disparités dans le traitement juridique de contenus similaires.

Ce débat intervient dans un climat de tensions croissantes autour de la question de la migration irrégulière en Tunisie, entre appels à un renforcement des contrôles et des expulsions et mises en garde contre la montée des discours de haine et des dérives racistes.

Sur le plan juridique, la législation tunisienne relative à la lutte contre les discriminations interdit l'incitation à la haine ou à la violence fondée sur l'origine, la couleur de peau ou l'appartenance, laissant aux autorités judiciaires le soin d'apprécier le caractère pénal des publications diffusées en ligne.

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