La question des paris illégaux et de la taxation des activités de betting a été abordée par Roshan Jhummun. Le député souhaitait savoir si des représentations avaient été faites pour supprimer la taxe imposée aux parieurs et augmenter celle appliquée aux bookmakers. Dans sa réponse, le Premier ministre a rappelé qu'actuellement, une taxe de 14 % est prélevée sur les mises brutes des parieurs, soit le montant total joué après déduction des remboursements et des paris annulés. En parallèle, un prélèvement de 2,5 % sur le rendement brut des jeux est appliqué aux bookmakers.
Selon les informations communiquées par le ministère des Finances, des propositions ont été soumises à la Gambling Regulatory Authority (GRA) par des opérateurs et des entraîneurs afin de supprimer la taxe sur les parieurs et d'imposer un taux plus élevé sur les revenus nets des bookmakers. D'après ces opérateurs, le niveau élevé de taxation des parieurs favoriserait le développement des paris illégaux à Maurice.
Navin Ramgoolam a également rappelé qu'en septembre 2014, une commission d'enquête sur les courses hippiques avait été instituée afin d'examiner les malversations financières, les paris illégaux et les flux illicites liés au secteur. Le rapport de cette commission estimait que le marché illégal pourrait être aussi important, voire plus important, que le marché légal, tout en dénonçant un manque de volonté officielle pour combattre ce phénomène.
À l'époque, les pertes fiscales liées aux paris clandestins étaient estimées à près de Rs 800 millions. Le Premier ministre a souligné qu'après l'arrivée au pouvoir de son gouvernement en novembre 2024, un comité de haut niveau avait été mis en place pour revoir le cadre légal régissant les courses hippiques et la GRA Act. Il a ajouté qu'en juin 2025, cette loi avait été amendée afin de renforcer la lutte contre les paris illégaux, le blanchiment d'argent et l'évasion fiscale.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres