L'Assemblée générale des Nations unies a adopté le 20 mai une résolution entérinant l'avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur les obligations des États en matière de changement climatique, un texte porté par Vanuatu au nom d'autres États, dont Maurice, qui a recueilli 141 voix pour, huit contre et 28 abstentions. Le ministre de l'Environnement, Rajesh Bhagwan, en a informé la Chambre, hier.
La CIJ avait tranché en juillet 2025 que la protection du climat n'est pas une option diplomatique, mais une obligation juridique, ancrée dans les traités, le droit coutumier et les droits humains. Les États défaillants s'exposent désormais à une responsabilité légale et à des demandes de réparation. La résolution onusienne vient consolider cette logique, avec un mécanisme de suivi prévu pour 2027 et un point formel à l'agenda de l'Assemblée générale en 2028.
Pour les petits États insulaires comme Maurice, peu responsables du réchauffement, mais parmi les plus exposés, la portée est symbolique autant que stratégique. À l'approche de la COP31, conceptualisée comme une «COP de mise en oeuvre», cette résolution viendra directement alimenter la position nationale de Maurice dans les négociations sur le financement climatique, les pertes et dommages et la transition juste.