L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le 16 mai une urgence de santé publique de portée internationale suite à une flambée d'Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda. Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, a informé la Chambre du dispositif de préparation activé par son ministère, un plan structuré autour de la prévention, la mitigation et la récupération, dont il a déposé une copie sur la table de l'Assemblée.
Le variant en cause est le virus Bundibugyo, décrit comme la forme la plus virulente de la maladie, pour laquelle il n'existe aucun vaccin. Au 18 mai, la RDC comptait 33 cas confirmés et quatre décès confirmés ; l'Ouganda, deux cas importés, dont un décès. Du 17 au 24 mai, 75 passagers en provenance de ces deux pays ont été placés sous surveillance sanitaire active de 21 jours à Maurice. Aucun incident n'a été signalé à ce jour.
Sur le terrain, les protocoles sont enclenchés : screening thermique à l'aéroport, inspection des navires au port, acheminement des cas suspects vers l'unité d'isolement de l'hôpital de Souillac, une infrastructure mise en place sous le gouvernement travailliste lors de l'épidémie ouestafricaine de 2013-2014 et validée par l'OMS. Le ministère a également constitué des stocks tampons d'équipements de protection et renforcé la formation du personnel soignant.
Anil Bachoo a profité de l'occasion pour recadrer ce qu'il a qualifié de propagation «irresponsable et contraire à l'éthique» de rumeurs sur de prétendus cas mauriciens exposés à l'étranger, des informations démenties par son ministère. Le risque de propagation à grande échelle à Maurice reste «extrêmement faible, voire inexistant», a-t-il conclu, en soulignant que contrairement au Covid-19, le virus Ebola ne se transmet pas par voie aérienne.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn