Tunisie: Le Président Saïed persiste et signe - La corruption, la spéculation et le monopole, des fléaux à éradiquer

Et comme en pareilles circonstances, le Chef de l'Etat est monté au créneau en présidant une importante réunion regroupant, notamment, le ministre de l'Intérieur et le secrétaire chargé des opérations de la sécurité nationale, et au cours de laquelle il s'est félicité du bilan enregistré lors de vastes opérations menées dans le Grand Tunis et ses environs avec l'arrestation de bon nombre de délinquants impliqués dans des crimes de droit commun, plus particulièrement ceux portant sur le trafic de drogue.

L'autre volet abordé, et qui est de la plus haute importance, a touché le résultat des coups de filet dans plusieurs régions du pays destinés à lutter contre les réseaux de spéculation et de monopole qui ont enregistré, ces derniers temps, une hausse inhabituelle avec des augmentations des prix des produits de consommation qui portent préjudice à l'ensembles des citoyens puisqu'ils nuisent aussi bien aux consommateurs qu'aux producteurs.

Et encore une fois, le Président de la République a souligné que ces actions sont loin de constituer une simple approche de circonstance, mais qu'il s'agit, bel et bien et selon ses propres termes, "d'une politique constante de l'État qui se poursuivra sans hésitation, jusqu'à l'éradication définitive de cette hausse des prix, folle et criminelle".

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Il faut dire, en effet, que le Président Kaïs Saïed qualifie cette politique de véritable guerre de libération nationale, devenue carrément une rhétorique désignant son combat contre la corruption, les monopoles, les ingérences étrangères, sans oublier la souveraineté économique et sociale totale de la Tunisie.

Cette terminologie est mise en relief pour mettre l'accent sur l'impératif de garantir la justice sociale, la relance des services publics, le soutien aux classes défavorisées en vue de parachever les vrais objectifs de la révolution de 2011, tout en mettant fin aux diktats et aux financements conditionnés imposés par certaines institutions internationales.

Ainsi, tout en privilégiant les ressources et le travail des compétences nationales, il est nécessaire de mettre au banc des accusés la corruption, la spéculation et le monopole que le Chef de l'Etat n'a jamais cessé de désigner comme étant les ennemis intérieurs et réels obstacles au développement de l'État, ce qui exige une mobilisation permanente des institutions.

Or, pour espérer une réussite de cette "guerre", le Chef de l'État a procédé, en l'espace de quelques années, à des remaniements ministériels judicieux, à des appels à la responsabilité administrative tout en élaborant des cadres législatifs et en mettant au point des réformes visant à l'assainissement de l'appareil d'État.

Il ne faut pas oublier que le Président de la République a multiplié et généralisé les visites sur le terrain, inopinées et autres, démontrant, si besoin est, que le pays mène une "guerre de libération nationale" sur tous les fronts et dans toutes régions sans exception afin de remettre les services publics sur les rails et mettre en échec certains réseaux agissant dans l'ombre alors qu'ils ont été "rejetés" par le peuple.

Le Président Kaïs Saïed est ainsi persuadé qu'il est nécessaire d'impliquer toutes les forces vives, plus précisément les jeunes pour qu'elles prennent part activement à la reconstruction du pays et à l'élaboration d'un projet national dans le sens où avec une volonté ferme et un peuple uni, on peut espérer la construction d'une nouvelle Tunisie où il fait bon vivre pour toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.