Afrique: Le doyen des ambassadeurs africains salue le leadership de l'Angola à l'Union africaine

Luanda — Le doyen du Groupe des ambassadeurs africains accrédités en Angola, Mohamed Ebade, a salué les avancées enregistrées durant la présidence angolaise de l'Union africaine (UA), achevée en février, mettant en avant le rôle joué par l'Angola dans la défense des intérêts stratégiques du continent.

S'exprimant mardi à Luanda lors des célébrations de la Journée de l'Afrique, commémorée le 25 mai, le diplomate a qualifié de « hautement satisfaisant » le bilan du leadership angolais à la tête de l'organisation continentale, sous la conduite du Président de la République, João Lourenço.

Selon Mohamed Ebade, la présidence angolaise de l'UA a permis d'enregistrer des progrès dans les domaines liés au financement du développement, à la mobilisation des investissements et au rayonnement international des priorités africaines.

Parmi les principales avancées, il a mis en avant les initiatives relatives au financement des infrastructures en Afrique ainsi que l'organisation du Forum d'affaires États-Unis/Afrique, qui a contribué à renforcer la mobilisation des ressources financières en faveur du continent.

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Le diplomate a également indiqué que la question de la dette africaine avait occupé une place centrale dans l'agenda de la présidence angolaise, affirmant que « la voix du continent a été fermement portée sur la scène internationale pour défendre les intérêts de l'Afrique ».

Dans son intervention, Mohamed Ebade a aussi évoqué les idéaux ayant présidé à la création de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA), devenue aujourd'hui l'Union africaine, fondée en 1963 à Addis-Abeba, autour des principes d'unité, de solidarité, de souveraineté et d'intégration africaine.

Le diplomate a salué le choix du thème de l'année 2026 consacré à l'eau, retenu par l'Union africaine, soulignant que la réalisation des objectifs de l'Agenda 2063 constitue un défi du siècle et un impératif de survie que le continent doit relever à travers une gestion durable des ressources hydriques.

« Ce potentiel hydrique est considérable, mais il présente également de grands défis, notamment les changements climatiques, les sécheresses, la désertification, la croissance démographique, qui multiplie les besoins, ainsi que l'accès inégal à ces ressources vitales », a-t-il reconnu.

Le doyen du Groupe des ambassadeurs africains a, par ailleurs, mis en exergue l'intérêt international croissant pour le continent africain, en raison de sa position géostratégique, de ses ressources naturelles et de son potentiel économique.

À cet égard, il a évoqué le renforcement des relations de coopération entre l'Afrique et plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels l'Union européenne, les États-Unis d'Amérique, la Chine, la Russie, l'Inde, le Japon et la Turquie.

L'événement a également été marqué par la présentation de la quatrième édition de l'Agenda diplomatique 2025 du ministère des Relations extérieures, document définissant les priorités et les objectifs de la politique étrangère angolaise pour la période concernée.

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