Afrique: Des millions d'Africains exposés à des maladies par manque d'eau potable

Luanda — Des millions d'Africains continuent d'être exposés quotidiennement à des maladies évitables liées à la consommation d'eau contaminée et au manque d'installations sanitaires de base, a alerté mardi le secrétaire d'État à la Santé publique, Carlos Pinto de Sousa.

S'exprimant lors des célébrations de la Journée de l'Afrique, le responsable a souligné que l'accès durable à l'eau potable et à un assainissement sûr est essentiel pour garantir la santé publique, la dignité humaine et le développement durable sur le continent africain.

Sous le thème défini par l'Union africaine, « Garantir la disponibilité durable de l'eau et un système d'assainissement sûr pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2063 », Carlos Pinto de Sousa a déclaré que parler d'eau, « c'est parler de la survie même de l'humanité, de la santé, de la dignité des populations, de la stabilité sociale et du développement durable de l'Afrique ».

Parmi les maladies liées au manque d'eau potable et d'assainissement, le secrétaire d'État a cité le choléra, la fièvre typhoïde, l'hépatite, la diarrhée aiguë et la dysenterie, des maladies qui continuent de toucher plusieurs pays africains, dont l'Angola.

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Selon ce responsable, les récentes épidémies de choléra enregistrées en Angola ont exercé une forte pression sur le système national de santé, obligeant à mobiliser des ressources humaines, financières et logistiques initialement destinées à d'autres priorités, telles que la vaccination, la lutte contre le paludisme, la nutrition et la santé maternelle et infantile.

Le secrétaire d'État a souligné que l'investissement dans l'eau et l'assainissement représente un investissement direct dans la réduction de la mortalité infantile, l'amélioration de la santé maternelle, le renforcement de l'éducation et la promotion d'une croissance économique durable, la prévention étant considérée comme la mesure la plus efficace et la moins coûteuse pour lutter contre les épidémies.

De son côté, le secrétaire d'État à l'Énergie, Arlindo Carlos, a déclaré que l'Angola a renforcé ses investissements structurels dans le secteur de l'eau et de l'assainissement afin de répondre aux défis posés par le changement climatique, la croissance démographique et l'expansion urbaine.

Parmi les projets en cours, il a mis en avant le canal de Cafu, le système BITA, Quilonga Grande et le programme Proágua, initiatives visant à accroître les capacités de collecte, de traitement et de distribution de l'eau, notamment dans les zones rurales, périurbaines et urbaines.

Arlindo Carlos a également insisté sur l'importance de la coopération régionale dans la gestion des bassins fluviaux transfrontaliers du Cunene, du Cubango-Okavango et du Cuvelai, considérant la diplomatie de l'eau comme un instrument stratégique pour promouvoir l'intégration régionale, la paix et le développement durable en Afrique.

À cette occasion, les responsables ont réaffirmé l'engagement de l'Angola envers les objectifs de l'Agenda 2063 de l'Union africaine, faisant valoir que l'eau, l'assainissement et l'énergie sont des piliers fondamentaux pour bâtir une Afrique plus résiliente, saine, intégrée et prospère.

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