Luanda — Le chef d'état-major général des Forces armées angolaises (FAA), le général d'aviation Altino dos Santos a défendu, ce mardi, la nécessité pour les dirigeants africains de renforcer leur coopération et de privilégier des politiques inclusives axées sur le développement, la paix et le bien-être des populations.
Le général d'aviation Altino dos Santos a fait cette déclaration lors d'une conférence sur le thème « Afrique - Paix, Sécurité, Stabilité et Développement », à l'occasion de la Journée de l'Afrique, célébrée le 25 mai.
L'officier général a souligné que le continent continue de faire face à des défis complexes, tels que l'instabilité politique, le terrorisme, l'extrémisme violent, les migrations forcées, la pauvreté, le changement climatique, etc., qui exigent des réponses concertées et engagées de la part des dirigeants africains.
Selon Altino dos Santos, les Forces armées angolaises réaffirment leur engagement en faveur de la défense de l'intégrité territoriale, de la paix et de la stabilité régionale, conformément aux principes constitutionnels et aux mécanismes de sécurité de l'Union africaine.
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Il a également souligné le rôle de la jeunesse africaine, des femmes, des institutions universitaires, de la société civile et des agences de défense et de sécurité dans la construction d'une Afrique plus sûre, plus résiliente et plus prospère.
Pour le chef d'état-major des FAA, la célébration de la Journée de l'Afrique symbolise un espoir renouvelé en un continent uni, capable de transformer ses ressources naturelles, culturelles et humaines en prospérité partagée et en développement durable.
Son intervention comprenait également un appel aux élites politiques africaines, notamment celles des pays touchés par des conflits, afin qu'elles promeuvent une culture de paix, de dialogue, de tolérance et de coopération entre les peuples africains.
Le général Altino dos Santos a réaffirmé sa conviction que l'Afrique est capable de prévenir les conflits, d'anticiper les menaces et de mettre en oeuvre des politiques durables visant le progrès des générations futures.
De son côté, le professeur de relations internationales Bernardino Neto a défendu la nécessité de renforcer la connaissance des conflits africains au sein des institutions militaires et universitaires, soulignant que la prévention des crises sur le continent repose sur la formation, la valorisation de la paix et l'engagement des dirigeants envers les intérêts nationaux et africains.
En marge d'une conférence destinée aux officiers généraux, il a jugé important d'aborder des sujets tels que les coups d'État et les conflits armés dans le contexte africain, considérant que les forces armées constituent un acteur central de la stabilité politique des États.
Selon cet universitaire, comprendre les causes et les conséquences des conflits est fondamental pour éviter la répétition des erreurs du passé sur le continent.
« Les conflits sont répandus en Afrique, mais nous ne pouvons pas nous focaliser sur l'idée que l'Afrique n'est qu'un continent de conflits », a-t-il déclaré, soulignant que la majorité de la population africaine vit en dehors des zones de guerre.
Le professeur a également plaidé pour un changement dans la manière dont l'Afrique est présentée au monde et aux Africains eux-mêmes, critiquant ce qu'il considère comme une vision déformée de la réalité du continent.
Pour Bernardino Neto, l'un des plus grands défis pour les dirigeants africains réside dans une meilleure compréhension de l'histoire, de la dimension géopolitique et du potentiel du continent.
Évoquant la situation dans certains pays du Sahel, l'universitaire a déclaré que nombreux d'entre eux sont confrontés à des difficultés structurelles et historiques qui conditionnent la stabilité politique, exigeant des dirigeants capables de privilégier les intérêts nationaux aux luttes de pouvoir.
« Le pouvoir est transitoire. Aujourd'hui, il est entre les mains d'une génération, demain, il le sera entre celles d'une autre. Ce qui importe, c'est l'héritage laissé », a-t-il insisté.
L'événement, organisé par l'état-major général des FAA, visait à célébrer la journée du continent qui est le berceau de l'humanité, célébrée lundi (25 mai). LDN/SC/LUZ