Le général Ahmed Ibrahim Mufaddal a dirigé la délégation soudanaise à la réunion internationale des hauts responsables de la sécurité, qui s'est tenue à Moscou du 26 au 29 mai courant sur le thème « Défis et menaces pour la sécurité internationale dans le contexte de l'émergence d'un monde multipolaire ».
Des délégations de 145 pays et de nombreux organismes et organisations compétents ont participé à cette réunion.
En marge de la réunion, le général Mufaddal a rencontré plusieurs responsables des services de sécurité russes et les chefs de délégation des pays participants.
Les discussions ont porté sur le soutien et le développement des relations en matière de sécurité et sur la coordination des actions sur les questions connexes.
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Le général Ahmed Ibrahim Mufaddal a lu la déclaration du Soudan à la conférence, remerciant le gouvernement et le peuple russes pour leur soutien indéfectible et leur appui constant au peuple soudanais et à sa cause au sein des instances internationales.
Dans son discours, il a abordé les principes et objectifs qui devraient prévaloir au sein du système international, fondés sur les normes de justice, afin de parvenir au développement et à l'intégration économique, plutôt qu'à la compétition, qui considérée comme l'un des principaux facteurs d'escalade et d'intensification des conflits mondiaux dans un monde unipolaire qui instrumentalise la pression et les sanctions pour servir ses intérêts au détriment des autres pays.
Son Excellence a également évoqué la guerre israélo-iranienne et ses répercussions politiques, économiques et sécuritaires aux niveaux régional et international.
Le général Mufaddal a expliqué que le plus grand défi auquel le Soudan est confronté est l'ingérence étrangère, qui cherche à imposer un agenda extérieur par le biais de politiques hostiles, de sanctions économiques, d'une politique de deux poids, deux mesures et d'une complaisance face aux transgressions et violations commises par certains pays, les encourageant ainsi à intervenir ouvertement au Soudan.
Il a passé en revue les souffrances endurées par le peuple soudanais aux mains des milices, notamment la destruction des infrastructures, les violations les plus odieuses et les tentatives de ces milices de modifier la démographie en installant des étrangers à la place des populations autochtones.
Il a appelé à une action conjointe, à la coordination et à la coopération pour éliminer ces milices terroristes qui oeuvrent à déstabiliser la sécurité, expliquant que les conséquences de leurs agissements ne se limiteront pas au Soudan, mais s'étendront aux pays de la région, d'autant plus qu'elles recrutent des mercenaires originaires de plus de 17 pays, constituant une menace pour la sécurité mondiale et une nouvelle forme de terrorisme.
Il a demandé que les Forces de soutien rapide soient désignées comme organisation terroriste.
Il a ajouté que malgré les difficultés et les défis auxquels elles sont confrontées, les Soudanais se sont ralliés à leurs forces armées, qui ont repris le contrôle de la situation et infligent de lourdes défaites aux milices rebelles, poussant nombre de leurs chefs à faire défection et à rejoindre la nation.
Il a également évoqué les récents développements dans le pays et le retour du gouvernement dans la capitale, Khartoum, expliquant que le retour à la normale se déroule bien.
Il a invité les nations amies à participer et à contribuer au processus de reconstruction dans tous les secteurs publics et essentiels, soulignant que le Soudan restera ouvert et déterminé à collaborer avec la communauté internationale pour instaurer la paix, la sécurité et la stabilité régionales et internationales.
Il a exprimé l'espoir que cette conférence aboutisse à des recommandations appuyant la réforme des institutions internationales et l'établissement de partenariats qui soulignent l'importance d'un système international multipolaire et défendent les populations vulnérables affectées par des politiques unipolaires.