Sur les réseaux sociaux, le 25 mai 2026, Charles Blé Goudé, homme politique ivoirien, a livré une analyse détaillée de l'actualité politique sénégalaise, en s'intéressant particulièrement à la stratégie mise en oeuvre par Ousmane Sonko autour de la candidature de Bassirou Diomaye Faye. Une prise de position qui, selon lui, a suscité des réactions contrastées, entre moqueries et volonté de compréhension.
Dès l'ouverture de son propos, le président du Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (Cojep) affiche sa volonté de nourrir le débat public. « On peut fuir beaucoup de choses, mais pas le débat », affirme-t-il, annonçant une lecture qu'il qualifie lui-même de « claire et assumée ».
Une stratégie construite autour d'un objectif central
Au coeur de son analyse, Charles Blé Goudé pose une question fondamentale : quel était l'objectif principal de la stratégie adoptée au Sénégal ? Il reformule cette interrogation comme une contradiction majeure à résoudre, qu'il décline en trois objectifs essentiels, à savoir garantir la permanence démocratique ; empêcher la confiscation du jeu démocratique par le régime de Macky Sall ; et permettre au projet politique porté par le Pastef d'accéder au pouvoir.
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Cette grille de lecture constitue, selon lui, la base nécessaire pour évaluer la pertinence et l'efficacité de la stratégie de substitution incarnée par la candidature de Bassirou Diomaye Faye.
Une évaluation jugée positive
Sur la question de savoir si cette stratégie a atteint les objectifs fixés, Charles Blé Goudé apporte une réponse sans ambiguïté. Pour lui, les résultats sont clairs : la permanence démocratique a été maintenue ; le Pastef est parvenu au pouvoir ; et le jeu démocratique n'a pas été confisqué. Il considère donc que la stratégie a produit les effets attendus, malgré les interrogations initiales qu'elle a pu susciter.
Poursuivant son analyse, il reconnaît l'existence de tensions et de frictions entre les principales figures du tandem qui avait suscité un grand espoir. Toutefois, il insiste sur un fait qu'il juge déterminant : le Pastef détient aujourd'hui les leviers du pouvoir, tant exécutif que législatif, tandis que le régime de Macky Sall n'est plus en place.
Une lecture centrée sur les résultats
Pour Charles Blé Goudé, l'évaluation d'une stratégie politique repose avant tout sur un critère essentiel : sa capacité à atteindre l'objectif principal pour lequel elle a été conçue.
À partir de ce principe, il tire une conclusion nette : une stratégie qui atteint son objectif principal ne peut être considérée comme un échec. S'il reconnaît l'existence de limites, de faiblesses et de tensions, il met en garde contre une lecture qu'il juge réductrice, partielle et donc biaisée. Selon lui, ces imperfections ne doivent pas occulter l'essentiel : les résultats obtenus au regard des objectifs initiaux.
Une position assumée
En conclusion, Charles Blé Goudé assume pleinement sa position et son choix de considérer cette stratégie comme un modèle. Il reconnaît qu'elle a été critiquée, mais estime que, dans les faits, elle a produit les résultats attendus.
« Oui, j'ai pris cette stratégie comme modèle. Oui, elle a été critiquée. Mais au regard des objectifs fixés, elle a produit les résultats attendus », déclare-t-il, réaffirmant son attachement au débat comme élément incontournable de la vie politique.
Une analyse inscrite dans la culture du débat
À travers cette prise de parole, Charles Blé Goudé s'inscrit dans une dynamique où la confrontation des idées apparaît comme indispensable.
En mettant en avant une lecture axée sur les objectifs et les résultats, il propose une approche pragmatique de l'analyse politique, centrée sur l'efficacité plutôt que sur les perceptions.
Son intervention illustre ainsi une volonté d'alimenter le débat autour des stratégies politiques en Afrique, tout en défendant une position qu'il revendique comme assumée et cohérente.
Faut-il le noter, Charles Blé Goudé abordera, au cours d'un café politique prévu ce week-end en Allemagne, le thème : « Sénégal : la stratégie Diomaye-Sonko, succès électoral ou échec de gouvernance ? »