Le gouvernement congolais réaffirme sa détermination à assurer la prise en charge de tous les malades d'Ebola dans les zones touchées par l'épidémie. Ce message a été porté jeudi soir 28 mai à Bunia (Ituri) par le ministre de la Santé publique, Roger Samuel Kamba, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.
Dans un contexte marqué par la progression de la maladie et la circulation de rumeurs alarmistes, les autorités appellent à la responsabilité collective pour éviter une aggravation de la situation.
Le ministre de la Santé a tenu à rassurer l'opinion sur la capacité du système sanitaire à faire face à l'épidémie. Selon lui, tous les malades identifiés sont pris en charge dans les structures de santé.
« Le gouvernement reste déterminé pour la prise en charge de tous les malades d'Ebola qui sont sous traitement dans toutes les zones affectées », a-t-il affirmé.
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S'appuyant sur les données disponibles, Roger Kamba a précisé que la situation, bien que préoccupante, reste sous contrôle.
« Aujourd'hui, nous avons 906 cas suspects et environ 223 décès suspects. Dans nos centres de traitement, nous avons 105 malades. Ce n'est pas un nombre qui peut nous faire dire que l'épidémie est hors contrôle », a-t-il expliqué.
Face aux inquiétudes relayées notamment sur les réseaux sociaux, le ministre a insisté sur la nécessité de relativiser les chiffres et d'éviter toute psychose.
Pour lui, la prise en charge actuelle des patients démontre que les services de santé disposent des capacités nécessaires pour contenir la maladie.
« Quand on a 105 personnes en traitement, cela peut être pris en charge. Ce n'est pas une situation qui doit nous rendre paranoïaques », a-t-il ajouté.
La lutte contre la désinformation, un enjeu majeur
Au-delà de la gestion médicale de l'épidémie, le Gouvernement met en garde contre la propagation de fausses informations, qui compliquent la riposte.
Le ministre de la Santé a dénoncé les rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux, estimant qu'elles contribuent à la désinformation des populations et favorisent la propagation du virus dans les communautés.
Selon lui, le scepticisme et la méfiance peuvent entraîner des comportements dangereux, notamment le non-respect des mesures barrières ou le refus de la prise en charge médicale.
C'est ainsi que les autorités appellent les citoyens à faire preuve de vigilance et de discipline, en respectant les recommandations des équipes sanitaires.
La sensibilisation, la lutte contre les rumeurs et l'adhésion aux mesures de prévention sont considérées comme des éléments clés pour freiner la propagation de l'épidémie.
Une mobilisation renforcée
Alors que plusieurs provinces sont touchées, le gouvernement assure que la riposte se poursuit avec l'appui des partenaires nationaux et internationaux. L'objectif reste de contenir rapidement l'épidémie et d'éviter toute extension.
En réaffirmant sa détermination, le ministère de la Santé se veut rassurant, tout en soulignant que la réussite de la lutte contre Ebola dépend aussi de la coopération de la population.
Cette riposte est menée dans un environnement déjà fragile, marqué par des défis sécuritaires et humanitaires dans les zones touchées : Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu.