Luanda — L'Entreprise publique de production d'électricité (PRODEL) poursuivra la mise en oeuvre de projets liés à la construction de centrales photovoltaïques et de systèmes hybrides dans plusieurs régions du pays, afin de réduire la dépendance aux combustibles fossiles, a assuré jeudi à Luanda le président du Conseil d'administration de l'institution, Pedro Afonso.
S'exprimant devant la presse en marge de la 2e Conférence internationale sur l'énergie et l'eau, qui se tient dans la capitale angolaise, le responsable a souligné qu'en plus de l'exploitation du potentiel hydroélectrique de l'Angola, la PRODEL construit actuellement de nouvelles centrales photovoltaïques à Baía Farta et Biópio (province de Benguela), Saurimo (Lunda-Sul), Luena (Moxico) et Lucapa (Lunda-Norte).
Il a précisé que le plan stratégique de l'entreprise prévoit également la mise en place de systèmes hybrides, une solution technologique combinant l'énergie photovoltaïque (solaire) et l'énergie thermique (diesel).
Selon le président du Conseil d'administration, ce modèle permettra une réduction substantielle de la consommation de combustibles fossiles, générant ainsi une plus grande efficacité économique et environnementale.
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Par ailleurs, il a rappelé qu'il existe encore des zones reculées du pays où la faible densité démographique ne justifie pas, d'un point de vue technique et économique, la construction de lignes de transport d'électricité, en raison des longues distances.
Pour ces communautés, a-t-il indiqué, l'Exécutif angolais a opté pour l'installation de systèmes autonomes combinant l'énergie solaire et des batteries de stockage.
Pedro Afonso a souligné qu'à travers ces initiatives, la PRODEL s'aligne sur les orientations de l'Exécutif en matière de transition énergétique, en garantissant l'approvisionnement en électricité des communautés isolées et en promouvant la durabilité environnementale dans le secteur électrique national.
Dans un autre registre, toujours lié à la production, il a réaffirmé que l'Entreprise publique de production d'électricité prévoit d'atteindre, d'ici 2027, une capacité de production électrique proche de 10 gigawatts (GW).
Il a indiqué que cette stratégie vise à renforcer les sources d'énergie renouvelable grâce à la construction de centrales hybrides et hydroélectriques à travers le pays.
« Cet objectif sera atteint à condition qu'aucun dérapage financier ni contrainte technique majeure ne survienne », a-t-il souligné.
Pedro Afonso a également rappelé qu'à la faveur des investissements réalisés par l'Exécutif angolais, le pays a connu une transformation structurelle de son parc de production électrique, permettant la réhabilitation de plusieurs centrales datant des années 1950.
Dans ce cadre, il a mis en avant les principales réalisations, notamment la centrale hydroélectrique de Cambambe, dont la capacité est passée de 180 mégawatts (MW) à 960 MW, ainsi que la réhabilitation de la centrale de Matala et la construction des barrages de Laúca, Chiumbe Dala et Luachimo.
La 2e Conférence internationale sur l'énergie et l'eau réunit dans la capitale angolaise des responsables gouvernementaux, diplomates, spécialistes, investisseurs et universitaires afin de débattre de la sécurité énergétique et de la durabilité environnementale.