L'homme d'affaires malgache Mamy Ravatomanga reste derrière les barreaux à Maurice. La Cour suprême mauricienne a rejeté sa demande de remise en liberté provisoire en début de semaine. Proche de l'ancien président de Madagascar Andry Rajoelina, le milliardaire est poursuivi notamment pour blanchiment d'argent présumé. Les magistrats estiment que les risques de fuite, de pressions sur des témoins et d'altération de preuves demeurent suffisamment importants pour justifier son maintien en détention.
Lundi 25 mai 2026, la Cour suprême de Maurice a rejeté la demande de remise en liberté provisoire de l'homme d'affaires malgache Mamy Ravatomanga. La justice considère que la décision de maintenir Mamy Ravatomanga en prison repose sur des éléments suffisamment solides. Dans leur jugement, les magistrats de la Cour suprême soulignent l'étendue des avoirs détenus à l'étranger par l'homme d'affaires malgache.
Les juges évoquent notamment des biens immobiliers en France ainsi que plusieurs comptes bancaires répartis dans différentes juridictions, dont les Seychelles, Dubaï ou encore les Îles Vierges britanniques. Selon eux, ces éléments renforcent le risque que le prévenu prenne la fuite et quitte le territoire mauricien s'il en a l'occasion.
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Sa remise en liberté poserait un risque pour l'enquête selon la Cour suprême
La Cour suprême estime également que les attaches de Mamy Ravatomanga avec Maurice restent limitées par rapport à l'importance de ses intérêts financiers hors de l'île. Les magistrats considèrent aussi qu'une remise en liberté pourrait perturber le déroulement de l'enquête en cours, en raison de possibles pressions sur des témoins ou de risques de manipulation de preuves.
Le milliardaire malgache, considéré comme l'une des plus importantes fortunes de Madagascar, fait actuellement l'objet de plusieurs accusations provisoires, dont blanchiment d'argent et complot présumé. Il est détenu à la prison de haute sécurité de Melrose depuis la fin du mois de décembre 2025, après son arrestation par la Commission mauricienne contre les crimes financiers.