Il y a urgence à s'adapter face au changement climatique, les réponses et les solutions existent, mais encore faut-il les financer. C'est l'objet d'un forum sur l'économie bleue qui se tient ces 28 et 29 mai à Monaco. Les représentants des États insulaires africains ont fait le déplacement pour tenter, une fois de plus, d'alerter sur l'urgence de la situation.
La température de surface de l'océan a atteint en mars 2026 un niveau record : près de 21°C en moyenne, une augmentation alarmante d'un demi-degré par rapport à la moyenne des deux décennies précédentes. Et les conséquences se font déjà sentir : la fonte des glaces entraîne une hausse du niveau de la mer et grignote les côtes, et la biodiversité marine est bouleversée.
« Nous devons nous adapter si on ne veut pas mourir ». Le docteur Arvin Boolell est le ministre de l'agro-industrie, de la pêche et de l'économie bleue de la République de Maurice. « En tant qu'État insulaire en développement, nous sommes obligés de prendre en compte le réchauffement climatique, ajoute-t-il. Alors que nous ne sommes pas responsables : notre contribution au réchauffement de la planète est minuscule ! »
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Ce sentiment partagé par son homologue et voisin, Wallace Cosgrow, le ministre de la Pêche et de l'économie bleue des Seychelles. « Nous sommes entourés par l'océan. La crise climatique menace notre existence même. C'est pourquoi il est si important pour nous de peser sur les politiques et les décisions prises à l'échelle mondiale », assure-t-il.
Il est urgent d'investir dans l'océan, mais pas n'importe comment, insiste le ministre mauricien. « Nous avons besoin de projets durables, rentables, mais aussi de projets approuvés et décidés avec les communautés locales, c'est très important », précise Arvin Boolell.
Il n'y a pas le choix, ces projets devront passer davantage par le secteur privé alors que tout le monde ici constate et déplore l'effondrement des sommes consacrées à l'aide publique au développement.