Congo-Kinshasa: Kasaï-Central - Les communautés locales formées pour freiner la progression des érosions à Kananga

Les habitants de la ville de Kananga vivant près des érosions qui sont combattues par le Projet d'urgence et de résilience urbaine de Kananga (PURUK) apprennent à faire face aux têtes d'érosion. Un atelier de formation de deux jours s'est clôturé ce vendredi 29 mai à l'intention des comités locaux de développement de la ville. L'objectif est de permettre aux communautés de prévenir les risques environnementaux et de pérenniser les actions de lutte antiérosive.

Cette session de formation a réuni 187 délégués venus des 27 quartiers de la ville de Kananga. Pour les responsables du projet PURUK, il est devenu capital de préparer les populations à intervenir dès l'apparition des premières fissures ou ravins.

Cette démarche de responsabilisation communautaire vise à assurer la continuité des actions de protection de l'environnement, alors que la clôture définitive du projet PURUK est programmée pour la fin de l'année 2028.

Jean-Michel Bungu, coordonnateur du projet, insiste sur l'importance de cette autonomisation : avec plus de 800 têtes d'érosion répertoriées à travers la ville de Kananga, la prise en charge par les habitants eux-mêmes s'impose comme l'unique rempart pour éviter la formation de nouveaux désastres urbains.

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Les techniques acquises et le plaidoyer des habitants

Les participants affirment avoir assimilé plusieurs méthodes techniques pour contenir l'avancée des terres. Cependant, pour passer de la théorie à la pratique, les leaders communautaires sollicitent un appui logistique des autorités afin d'obtenir les outils de chantier indispensables.

Des habitants des quartiers Malandji et Mabondo ont exprimé leur satisfaction à l'issue de l'atelier :

« Cette formation nous aide à agir en amont, à faire le nécessaire pour ne pas laisser de simples rigoles se transformer en ravins géants qui détruisent nos maisons », explique Benoît Mutombo.

« Avec les connaissances techniques reçues, même si le projet PURUK s'arrêtait aujourd'hui, nous serions désormais capables d'assurer la pérennisation des ouvrages et de protéger nos quartiers », soutient pour sa part Victor Mulamba.

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