Congo-Brazzaville: Patrimoine - Le Musée national, un pilier important du développement du Congo

Le ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l'Industrie touristique, Jean-Claude Gakosso, lors de la célébration de la Journée de l'Afrique, couplée aux 61es Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), a rappelé que le nouvel édifice du Musée national traduisait une ambition forte de faire de la culture l'un des piliers du développement du Congo.

S'exprimant au cours de la cérémonie qui précédait l'inauguration du Musée national dans le 6e arrondissement de Brazzaville, Talangaï, Jean-Claude Gakosso a précisé que cet édifice est un levier de l'attractivité de la culture congolaise et un argument solide pour son rayonnement dans le concert des nations. « Ce bâtiment est en réalité une passerelle entre le passé, le présent et l'avenir. Il est une école de ce qu'est l'amour du Congo, de ce qu'est la conscience nationale, de ce qu'est le panafricanisme. Il est un instrument de paix et de dialogue. En faisant aujourd'hui renaître de ses cendres son Musée national, le Congo envoie également un message à l'Afrique et au monde, à savoir qu'un peuple qui protège son patrimoine, protège sa souveraineté », a indiqué le ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l'Industrie touristique.

Selon lui, sans le musée, on ne saurait aujourd'hui pas grand-chose de l'histoire générale de l'humanité. Insistant sur son importance, Jean-Claude Gakosso a souligné que le Musée national du Congo est plus qu'un bâtiment, il s'agit de la mémoire vivante du pays. « Il est par excellence le sanctuaire du récit de notre cheminement dans l'histoire, le creuset de notre identité fondamentale... L'histoire du Musée national du Congo n'a pas été un long fleuve tranquille. En effet, fondé en 1965, ce musée, qui avait longtemps été le fleuron de notre culture nationale, a vu dans les années 90 ses infrastructures lentement se dégrader, au gré des turpitudes diverses et des contingences variées, jusqu'à devenir totalement obsolètes et inadaptées face aux exigences modernes de conservation et de valorisation du patrimoine », a-t-il informé.

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Comme si cela ne suffisait pas, les douloureux événements que le pays a connus en 1997 ont achevé, a-t-il déploré, de ruiner ce qui restait de ce musée, avec le pillage massif des collections. « Ce fut une blessure profonde infligée à notre mémoire collective. Une partie de notre patrimoine commun, légué par nos anciens, semblait alors menacée d'effacement. Mais, fort heureusement, les forces du courage et de la détermination ont fini par triompher sur les forces de l'inertie, de la démission et de l'abandon ! Des forces vives se sont, en effet, levées pour que la mémoire collective jamais ne meurt », a poursuivi le ministre, rendant hommage au chef de l'Etat, Denis Sassou N'Guesso, qu'il qualifie de partisan et d'artisan de la renaissance et de la souveraineté culturelles des peuples africains dont la volonté a permis d'ouvrir une nouvelle page de l'histoire du Congo.

« Notre musée renaissant permettra non seulement de protéger plus de 2500 objets d'art, mais aussi de renforcer la crédibilité de notre pays dans les négociations internationales relatives à la restitution des biens culturels africains conservés à l'étranger. En réalité, préserver son patrimoine, c'est préserver son identité. Préserver notre identité, c'est aussi préserver notre avenir », a déclaré le ministre en charge de la Culture et des Arts.

Il a rendu, par ailleurs, hommage aux grands noms de la rumba congolaise canonisée depuis cinq par l'Unesco et les Nations unies.

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