Sénégal: Questions autour de la convocation de deux députés Pastef par la gendarmerie

Au Sénégal, la convocation de deux députés Pastef par la section de recherches de la gendarmerie nationale fait réagir. Il s'agit de Guy Marius Sagna et de Cheikh Bara Ndiaye. Ils doivent être entendus à partir de ce 1er juin 2026 selon nos informations. Leur convocation intervient dans un contexte politique à vif et en pleine recomposition depuis le limogeage d'Ousmane Sonko par le chef de l'État le 22 mai.

Les motifs précis des convocations des deux députés Pastef n'ont pas filtré. Mais dans un communiqué publié le dimanche 31 mai au soir, le parti a fait part de sa « profonde indignation » face à l'affaire. Le Pastef a prévenu d'emblée : « Nous mettons en garde contre toute instrumentalisation de la justice (...) à des fins d'intimidations politiques ». Côté société civile, Amnesty International Sénégal, par la voix de son directeur Seydi Gassama, s'inquiète « d'infractions (...) présumées liées à la liberté d'expression » qui rappellent, dit-il, des pratiques du passé.

Des « centaines de milliards de francs CFA. »

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La première convocation vise Cheikh Bara Ndiaye. Le mardi 26 mai, ce député Pastef échappe à une tentative d'interpellation au moment de l'installation d'Ousmane Sonko à la tête de l'Assemblée nationale du Sénégal. Deux jours plus tôt, ses propos font polémique. En effet, à la télévision, il attribue au ministre sortant des Finances et du Budget, Cheikh Diba, un compte en banque personnel rempli, dit-il, « de centaines de milliards de francs CFA. »

« Braquage électoral »

Le second cas concerne Guy Marius Sagna, également député du Pastef. Sur ces réseaux sociaux, où il a l'habitude de s'exprimer, il a récemment pris position contre la nomination du nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, au nom de sa défense du franc CFA notamment. En qualifiant le chef de l'État de « dissident Diomaye », l'élu évoque un « braquage électoral » en cours. Au Sénégal, le climat politique reste sensible et incertain alors que l'attente d'un nouveau gouvernement se prolonge.

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