Luanda — Les autorités sanitaires angolaises ont renforcé les mesures de surveillance épidémiologique sur l'ensemble du territoire, en accordant une attention particulière aux points d'entrée, suite à la résurgence de la maladie à virus Ebola (MVE), souche Bundibugyo, en République démocratique du Congo (RDC) et à la confirmation de cas importés en Ouganda.
Selon un document du Centre des opérations d'urgence de santé publique (COESP), reçu par l'ANGOP, le risque de propagation de la maladie dans la région africaine est élevé, ce qui justifie le renforcement des actions de prévention, de dépistage précoce et de réponse rapide.
D'après ce document, au 17 mai 2026, la RDC avait recensé 393 cas d'Ebola, dont 12 confirmés en laboratoire et 105 classés comme probables.
L'épidémie a causé 80 décès, soit un taux de létalité de 20,3 %.
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En Ouganda, deux cas importés de la RDC ont été confirmés, dont un décès, ce qui a conduit les autorités sanitaires internationales à renforcer la surveillance régionale.
Dans ce contexte, le COESP considère que l'Angola est confronté à un risque accru en raison des flux migratoires et de l'intense circulation des personnes entre les pays de la région, c'est pourquoi il a décidé de renforcer les mécanismes de contrôle sanitaire aux frontières terrestres, dans les ports et les aéroports internationaux.
Parmi les mesures envisagées figurent le renforcement de la surveillance épidémiologique humaine et animale, la formation des professionnels de santé, la diffusion de campagnes d'information auprès des communautés et le renforcement des systèmes de lutte contre les infections dans les établissements de santé.
Les autorités sanitaires recommandent également une surveillance active des voyageurs en provenance des pays touchés ou considérés comme à risque, ainsi que la notification rapide de tout cas suspect.
Selon la définition adoptée, un cas suspect est toute personne présentant une fièvre soudaine et ayant séjourné en RDC ou dans un autre pays où la transmission locale de la maladie est avérée au cours des 21 jours précédant l'apparition des symptômes.
Cette définition inclut également les personnes présentant de la fièvre accompagnée de symptômes tels que vomissements, diarrhée, douleurs musculaires ou difficultés respiratoires et ayant été en contact avec des cas suspects ou confirmés.
Le COESP (Centre des opérations d'urgence) rappelle que les virus Ebola et Marburg sont des maladies à déclaration obligatoire et que tout cas suspect doit être signalé sans délai aux autorités sanitaires municipales, provinciales et nationales.
La circulaire établit également des procédures spécifiques pour la prise en charge des cas suspects identifiés à bord des aéronefs, notamment l'isolement des passagers, la mobilisation des services de santé aéroportuaires et la recherche des contacts entre passagers et équipage.
Les autorités soulignent également qu'à ce jour, il n'existe aucun vaccin spécifique contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, ce qui renforce l'importance de la prévention, de la surveillance et d'une intervention rapide pour éviter l'introduction de la maladie dans le pays.
Le document ajoute que le ministère de la Santé garantit qu'il continuera de suivre l'évolution épidémiologique de la situation et pourra adapter les directives en fonction de l'évolution de l'épidémie dans la région.