Afrique: L'Angola participe à la 61e réunion ministérielle de l'UNSAC à Bujumbura

Luanda — L'Angola a participé, ce vendredi à Bujumbura (République du Burundi), à la 61e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies pour les questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), représenté par la secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Esmeralda Mendonça.

Selon un communiqué de presse transmis à l'ANGOP par le ministère des Affaires étrangères, la réunion s'est tenue sous le thème « Renforcer les mécanismes régionaux de prévention, de médiation et de règlement pacifique des conflits pour une paix durable et un développement résilient en Afrique centrale ».

La réunion a rassemblé des ministres des Affaires étrangères, des experts d'organisations régionales et des représentants des États membres d'Afrique centrale.

Les participants ont analysé les défis sécuritaires qui persistent dans la sous-région, ainsi que les mécanismes régionaux de prévention, de gestion et de règlement pacifique des conflits, à un moment où l'Afrique centrale est confrontée à des menaces liées aux conflits armés, aux groupes terroristes, aux tensions sociopolitiques, à la criminalité transnationale organisée et aux déplacements forcés de populations.

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Au cours de ces travaux, la situation sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo a été analysée, considérée comme l'une des principales préoccupations de la sous-région.

Les participants ont également abordé les mécanismes de réconciliation entre les parties au conflit et les voies menant à un dialogue politique inclusif et durable, réaffirmant l'importance des initiatives de médiation africaines et des efforts régionaux et continentaux en faveur d'une solution pacifique et durable dans l'est de la RDC.

Les délégués ont également abordé la question du renforcement de l'échange d'informations et de la coordination institutionnelle entre les États membres, instrument essentiel pour prévenir et contrer les menaces à la sécurité collective.

La réunion a également reconnu que la paix et la sécurité demeurent indissociables du développement durable, de la justice sociale, du respect de l'état de droit et de la protection des droits de l'homme.

À cette occasion, le Burundi a officiellement assumé la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations Unies pour l'Afrique centrale (CSNU), succédant à la Guinée équatoriale, et s'est engagé à piloter les efforts de la sous-région en faveur de la paix, de la stabilité et d'un développement résilient en Afrique centrale.

Le nouveau Bureau du Comité comprend le Burundi à sa présidence, le Gabon à sa première vice-présidence, la République démocratique du Congo à sa deuxième vice-présidence et la République du Congo à la fonction de rapporteur.

À l'issue des travaux, les États membres ont adopté deux déclarations reprenant les engagements pris lors de la réunion ministérielle.

La Déclaration de Bujumbura sur le renforcement des mécanismes régionaux de prévention et de règlement pacifique des conflits réaffirme la détermination des États membres à promouvoir une culture de paix, de dialogue, de tolérance et de coopération, conformément à la Charte des Nations Unies, à l'Acte constitutif de l'Union africaine et au Traité révisé de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC).

Le document appelle au renforcement des mécanismes de diplomatie préventive, de médiation et de bons offices, ainsi qu'au renforcement des systèmes d'alerte précoce et des capacités de réponse rapide aux situations à risque.

La déclaration souligne également la nécessité d'intensifier la coopération transfrontalière dans la lutte contre les groupes armés, les mouvements séparatistes et la criminalité transnationale organisée, et réaffirme l'importance de la participation des femmes et des jeunes aux processus de prévention des conflits et de consolidation de la paix.

Par ailleurs, la Déclaration sur la prévention des déplacements internes et la protection des personnes déplacées en Afrique centrale exprime la préoccupation face à l'aggravation des facteurs de déplacement interne dans la sous-région, liés aux conflits armés, aux violations des droits humains, aux catastrophes naturelles, à la dégradation de l'environnement et aux changements climatiques.

Le document réaffirme que la responsabilité de la protection et de l'assistance aux personnes déplacées internes incombe en premier lieu aux États, avec le soutien des partenaires régionaux et internationaux, et appelle à la ratification et à la mise en oeuvre de la Convention de Kampala.

La déclaration souligne également la nécessité de garantir aux personnes déplacées l'accès à des documents d'identité, à l'éducation, aux soins de santé, à la justice et à des solutions durables fondées sur le retour volontaire, l'intégration locale ou la réinstallation dans des conditions de sécurité et de dignité.

Les États membres préconisent également le renforcement des systèmes nationaux et régionaux d'alerte précoce, de la gestion des catastrophes et de l'anticipation des risques climatiques, selon une approche intégrée de l'action humanitaire, du développement et de la paix.

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