Angola: Le pays réaffirme son opposition aux mesures coercitives unilatérales à l'ONU

Luanda — L'Angola a réaffirmé, jeudi, au siège des Nations Unies à New York, son opposition aux mesures coercitives unilatérales, les jugeant contraires au droit international et aux principes régissant les relations pacifiques entre États.

Cette position a été exprimée par le Représentant permanent de l'Angola auprès des Nations Unies, l'Ambassadeur Francisco José da Cruz, lors du débat public de haut niveau du Conseil de sécurité sur le thème « Maintien de la paix et de la sécurité internationales : défense des principes de la Charte des Nations Unies et renforcement du système international centré sur l'ONU ».

À cette occasion, le diplomate angolais a déclaré que la position de son pays est conforme aux orientations des organisations régionales et continentales, telles que la SADC et l'Union africaine, concernant le Zimbabwe, ainsi qu'à plusieurs résolutions de l'Assemblée générale concernant Cuba.

Francisco José da Cruz a souligné que le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international demeure le fondement de l'ordre international et du système de sécurité collective.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Il a plaidé pour l'application universelle et sans discrimination des principes d'égalité souveraine, d'intégrité territoriale et de règlement pacifique des différends, soulignant que les interprétations sélectives des normes internationales nuisent à la confiance entre les États et compromettent la coopération multilatérale.

« Nous devons privilégier le multilatéralisme à l'unilatéralisme, le dialogue à la confrontation et la responsabilité collective aux actions isolées », a-t-il martelé.

Concernant le renforcement du système international centré sur l'ONU, l'ambassadeur a estimé que les Nations Unies devaient disposer des moyens adéquats pour répondre aux défis actuels et émergents, tout en restant fidèles à leur mandat fondateur.

Le diplomate a ajouté que tous les conflits devaient être résolus par des moyens pacifiques, conformément à la Charte des Nations Unies, soulignant qu'aucun État ne devait s'ingérer illégalement dans les affaires intérieures d'un autre État souverain.

Il a également proposé de renforcer les mécanismes de responsabilisation afin de garantir que les violations du droit international ne restent pas impunies.

Quant à la réforme du Conseil de sécurité, Francisco José da Cruz a réaffirmé la nécessité d'une réforme globale, visant à créer une structure de gouvernance mondiale plus démocratique, représentative et efficace pour répondre aux nouveaux défis de la paix et de la sécurité internationales.

Selon le diplomate, cette réforme devrait corriger la sous-représentation de l'Afrique au Conseil de sécurité, considérée comme une question de justice historique, conformément au Consensus d'Ezulwini de 2005 et à la Déclaration de Syrte, qui préconisent deux sièges permanents et deux sièges non permanents supplémentaires pour le continent africain.

Le représentant angolais a également déclaré que le recours au droit de veto devait être guidé par la responsabilité et la modération, notamment dans les situations impliquant de graves violations du droit international humanitaire et des droits de l'homme.

Il a également souligné l'importance de renforcer la coopération entre les membres permanents et élus du Conseil de sécurité afin de rétablir la confiance dans l'efficacité de cet organe.

Francisco José da Cruz a mis en garde contre la pression croissante exercée sur le multilatéralisme et les défis auxquels sont confrontés le droit international et les principes humanitaires, à un moment où l'autorité du Conseil de sécurité et la crédibilité des Nations Unies sont mises à l'épreuve.

Il a mentionné que le contexte sécuritaire en Afrique se complexifie en raison des actions de groupes armés non étatiques, des tensions régionales et des crises humanitaires.

Dans ce contexte, il a réaffirmé l'engagement de l'Angola en faveur de la prévention des conflits et de la promotion de solutions pacifiques sur le continent africain.

L'ambassadeur a également annoncé que l'Angola accueillera, les 1er et 2 août 2026, un Sommet de l'Union africaine sur la paix et la sécurité, à l'initiative du Président de la République, João Lourenço, dans le but de promouvoir des engagements concrets en faveur de la paix, de la stabilité et du développement durable en Afrique.

Dans la dernière partie de son discours, le diplomate a réaffirmé que la Charte des Nations Unies continue de représenter « un pacte commun pour la coexistence pacifique entre les nations » et doit guider l'action collective des États.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.