Luanda — Les recettes issues des jeux sociaux sous concession financeront désormais des programmes dans les secteurs de la santé, de la jeunesse et du sport, a annoncé la ministre des Finances, Vera Daves, ce vendredi à Luanda, à l'issue de la 5e session ordinaire du Conseil des ministres.
S'adressant à la presse après la réunion présidée par le président de la République, João Lourenço, la ministre a expliqué que le décret présidentiel approuvé vise à mettre en oeuvre les dispositions de la loi sur les jeux (loi n° 17/24), qui confère au chef du pouvoir exécutif le pouvoir de définir la destination de la part des recettes brutes de la concession réservée à des fins sociales.
Selon Vera Daves, le contrat de concession des jeux sociaux, signé en 2024, prévoyait déjà l'affectation de 20 % des recettes brutes de l'activité à des fins sociales, et il appartient désormais à l'exécutif d'établir les critères de répartition de ces ressources.
La responsable a précisé que, sur le montant alloué à l'État, 80 % seront consacrés à des initiatives sociales, répartis équitablement entre les secteurs de la santé et de la jeunesse et des sports, à raison de 40 % pour chaque domaine.
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Selon la ministre, les mécanismes de gestion des ressources seront définis en coordination avec les ministères compétents, dans le cadre de la restructuration en cours des fonds publics.
Elle a également indiqué qu'une fois la réforme achevée, les ressources publiques destinées aux secteurs de la santé et de la jeunesse et des sports bénéficieront directement de cette répartition.
Le décret approuvé prévoit également que 10 % des recettes seront versés au Trésor public, tandis que les 10 % restants seront attribués à l'organisme de réglementation du secteur, afin d'assurer la supervision et le contrôle de la concession des jeux sociaux.
La ministre des Finances a souligné que cette mesure vise à garantir que les recettes générées par l'exploitation des jeux sociaux contribuent au financement des programmes d'intérêt public et au renforcement des politiques sociales de l'État.