Cameroun: kribi en deuil - Massaga, 32 ans, héros anonyme de la plage de ngoye-wamié

Ce dimanche à Kribi, un vendeur de noix de coco de 32 ans a perdu la vie en tentant de secourir un jeune baigneur de 18 ans pris dans un tourbillon. Un acte héroïque qui s'est soldé par un double drame, alors que le second homme reste introuvable.

Il vendait des noix de coco sur la plage. Il n'avait pas à plonger.

Mais il a vu un jeune homme se débattre dans les flots. Et il a sauté.

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Ce dimanche après-midi, sur la plage de Ngoye-Wamié à Kribi, Massaga, 32 ans, a accompli un geste que peu auraient osé. Un geste de pur courage humain. Un geste qui lui a coûté la vie.

Le jeune homme de 18 ans qu'il tentait de sauver n'a, à ce jour, toujours pas été retrouvé.

La mer, un dimanche, et un tourbillon

Kribi. Dimanche après-midi. La plage de Ngoye-Wamié, comme souvent en période de vacances, est animée. Des familles, des enfants, des vendeurs ambulants. Le soleil. La mer.

Puis tout bascule.

Un jeune homme de 18 ans entre dans l'eau. Ce que personne ne peut prévoir, c'est qu'un puissant tourbillon l'attend. En quelques secondes, il est aspiré, incapable de résister à la force du courant.

Les témoins sur la plage voient la scène. La panique s'installe.

Le geste de Massaga

Parmi eux, Massaga. 32 ans. Vendeur de noix de coco. Un homme ordinaire en train de travailler un dimanche.

Il n'hésite pas.

Il se jette à l'eau.

Ce geste de bravoure spontané risquer sa propre vie pour sauver celle d'un inconnu est l'un des actes les plus nobles que l'être humain puisse accomplir. Ce dimanche, il a aussi été le dernier de Massaga.

Le courant, impitoyable, emporte les deux hommes.

Ce que les recherches ont révélé

Des témoins présents sur la plage parviennent à repêcher le corps de Massaga. Le jeune homme de 18 ans, lui, demeure introuvable. Les recherches se poursuivent activement, coordonnées par les secours locaux.

Deux familles attendent. Dans deux états différents : l'une face à la douleur certaine d'un deuil, l'autre suspendue à l'espoir fragile d'une retrouvaille.

Un drame récurrent, un appel renouvelé

Ce n'est pas la première fois que les plages de Kribi sont le théâtre de tels drames. Les autorités maritimes le disent et le répètent : en période de vacances, les courants marins sur cette portion du littoral camerounais peuvent être extrêmement dangereux, notamment en raison de tourbillons sous-marins difficiles à détecter depuis le bord.

À chaque fois, le même appel à la prudence est lancé. À chaque fois, de nouvelles familles sont touchées.

La question qui se pose, au-delà de l'émotion, est celle des moyens : des panneaux d'avertissement suffisants sont-ils en place ? Des secouristes formés sont-ils présents sur les plages fréquentées ? Des zones de baignade sécurisées existent-elles à Kribi ?

Massaga : un nom à retenir

Dans les drames collectifs, certains visages s'effacent trop vite dans l'actualité.

Massaga ne devrait pas être l'un d'eux.

À 32 ans, vendeur ambulant sur une plage camerounaise, il a fait ce que beaucoup de personnes n'auraient pas fait : il a choisi la vie d'un autre avant la sienne. Son courage mérite d'être nommé, dit, et rappelé.

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