Le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) doit quitter Kinshasa ce lundi 1er juin dans la soirée après un entretien avec le président Félix Tshisekedi. La fin d'un déplacement de plusieurs jours dans le pays pour Tedros Ghebreyesus qui s'est notamment rendu à Bunia, qui est aujourd'hui l'épicentre de l'épidémie d'Ebola. C'est là que se concentre une partie de la réponse pour contenir la propagation de la maladie. Et sur place, il a retrouvé une délégation ministérielle avec le ministre congolais de la Santé et celui de la Communication. Les trois hommes ont affiché un front commun.
Les trois responsables ont donné une conférence de presse, samedi 30 avril, en fin de journée puis ont publié un communiqué à leur retour de Bunia dimanche soir. Une posture d'unité qui n'était pourtant pas évidente à l'arrivée de Tedros Ghebreyesus dans le pays.
À Kinshasa, certains responsables s'interrogeaient sur une communication qualifiée parfois de « catastrophiste » de la part de l'OMS. Les autorités mettant en avant l'expérience du pays déjà confronté à sa 17e épidémie d'Ebola pour tenter de rassurer. Mais à Bunia, « nous avons eu des discussions franches qui ont permis de faire avancer les choses », confie un membre de la délégation ministérielle.
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Quelques nouvelles encourageantes
Depuis, quelques nouvelles encourageantes ont aussi permis de faire baisser la tension : comme la guérison de plusieurs malades et l'ouverture par Médecins sans frontières d'un centre de traitement Ebola à Bunia ce dimanche. À cela s'ajoutent aussi les messages répétés de l'OMS pour la lever les restrictions de voyages qui ont plutôt bien été accueillis à Kinshasa.
Au président Félix Tshisekedi, le directeur de l'Organisation mondiale devrait renouveler son message de soutien pour les populations touchées, mais aussi de confiances aux autorités. Il aura enfin quelques mots pour la communauté internationale pour demander plus de solidarité, de moyens. « Il y a eu des promesses, mais il faut que ça se concrétise », estime-t-on du côté de l'OMS.