Madagascar: Anniversaire fatal - Fanirisoa Ernaivo évoque un acte prémédité

« Un acte prémédité ».Ces mots ont été dits par Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, au sujet de la soirée d'anniversaire du 14 juin 2025, sur la route menant vers Ambohimalaza.

Avant et après la cérémonie de lancement des festivités de l'indépendance, hier, à Analakely, la garde des Sceaux a été particulièrement sollicitée par la presse. Aux micros de quelques journalistes avant la cérémonie, elle a parlé de l'affaire de l'anniversaire noir. Un sujet soulevé par le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l'État, durant son émission spéciale sur la télévision publique TVM, dimanche.

« Des analyses devaient être faites, mais les anciens responsables ne l'ont pas fait. Nous nous efforçons actuellement de faire notre possible pour effectuer les analyses nécessaires afin de trouver la vérité sur cette affaire », déclare la ministre Ernaivo. Les précédents tenants du pouvoir ont affirmé qu'il s'agissait d'un empoisonnement. Les analyses qu'ils ont fait faire auraient conclu que la substance toxique est « l'atropine», un principe actif contenu dans le datura et la belladone.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

De prime abord, la garde des Sceaux n'est pas satisfaite des conclusions des précédents responsables. « (...) il y a eu un empoisonnement. Il y a eu un acte prémédité. Notre objectif est de savoir qui sont les responsables. Qu'est-ce qui a causé la mort de ces jeunes ?», déclare-t-elle. Elle ajoute : « Il y a un mois, des spécialistes ont fait une descente sur place [sur les lieux du drame] pour prélever des échantillons afin de les analyser. Les résultats seront versés au dossier judiciaire. »

Sur la TVM, dimanche, le locataire d'Iavoloha a déclaré que les médecins russes qui ont pris en main les survivants de l'anniversaire fatal « ont tout de suite conclu que ces personnes ont été victimes de botulisme ». Afin de savoir le type de botulisme qui a terrassé les victimes, des spécialistes russes et des enquêteurs auraient été dépêchés sur les lieux du drame. « Lorsqu'ils sont arrivés sur place, il n'y avait plus rien. Un atelier s'y est installé. Tout a été nettoyé avec du détergent », rapporte le chef de l'État.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.