Ondjiva — L'évêque du diocèse d'Ondjiva, Mgr Pio Hipunhati, a appelé lundi à l'adhésion de tous les Angolais au plan de réconciliation en mémoire des victimes des conflits politiques, car il s'agit d'un acte humain, civique et nécessaire à la consolidation de l'ensemble du processus.
Dans sa déclaration à l'ANGOP, le prélat a affirmé que le pardon et la réconciliation constituent un processus difficile, mais indispensable pour panser les plaies laissées par des conflits ayant marqué l'histoire de l'Angola. Selon Mgr Pio Hipunhati, cette initiative permet de revisiter une période douloureuse de l'histoire angolaise et de rendre hommage aux citoyens qui ont perdu la vie lors de ces conflits politiques. « Le moment actuel est celui d'apaiser les rancœurs, de pardonner et de se réconcilier, d'aller au fond de l'histoire pour qu'il ne subsiste ni doute ou ni interrogation sur ce processus », a-t-il martelé.
Le chef religieux a estimé que la récupération et la remise des dépouilles mortelles aux familles ne devaient pas être considérées comme une faveur, mais comme une obligation morale et civique, car toute personne mérite des funérailles dignes. Dans ce cadre, il a plaidé pour l'extension des actions de la Commission pour la mise en oeuvre du plan de réconciliation à la mémoire des victimes des conflits politiques (CIVICOP) dans toutes les provinces du pays, y compris Cunene, où des gens auraient été enterrés dans des fosses communes.
Mgr Pio Hipunhati a ensuite encouragé le gouvernement à poursuivre son plan, afin de permettre à un plus grand nombre de familles d'avoir accès aux restes mortels de leurs proches pour des hommages dignes. Pour lui, la restitution des dépouilles mortelles représente une étape importante vers la promotion du pardon, la réconciliation et la cohésion entre les Angolais.
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Cette initiative s'inscrit dans le cadre du processus mené par la CIVICOP, qui vise à redonner la dignité aux victimes des conflits politiques et à offrir aux familles un apaisement symbolique et émotionnel. Le programme comprend un hommage aux victimes des conflits armés et politiques qui ont eu lieu entre 1975 et 2002. Dans le cadre de cette initiative, le Président de la République, João Lourenço, avait décrété une journée nationale de deuil le 22 mai en mémoire des victimes.