Congo-Brazzaville: Parlement - L'Assemblée nationale réaffirme son engagement à examiner les questions intéressant la vie de la nation

La 12e session ordinaire de l'Assemblée nationale, dont les travaux se sont ouverts le 2 juin à Brazzaville, a inscrit à son ordre du jour huit affaires portant, entre autres, sur la gouvernance économique et financière ainsi que la coopération internationale.

Au nombre des affaires arrêtées par la conférence des présidents du 26 mai dernier, il y a le débat d'orientation budgétaire, la présentation du programme d'actions du gouvernement devant l'Assemblée nationale, ainsi que le projet de loi autorisant la ratification de l'accord entre le gouvernement de la République du Congo et celui de la fédération de Russie sur la promotion et la protection réciproque des investissements.

Les députés vont également examiner les projets de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations, ainsi que celui fixant l'organisation du système éducatif en République du Congo.

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Selon le deuxième secrétaire de l'Assemblée nationale, Alain Pascal Leyinda, ces différentes affaires traduisent la volonté de cette institution de poursuivre avec responsabilité et engagement l'examen des questions majeures intéressant la vie de la nation. « Elles portent aussi bien sur la gouvernance économique et financière à travers le débat d'orientation budgétaire et la création de la Caisse des dépôts et consignations que sur le renforcement de la coopération internationale, notamment avec la ratification de l'accord conclu avec la fédération de Russie pour la protection réciproque des investissements », a-t-il commenté.

Quant aux projets de loi relatifs à la sécurité aérienne et à l'organisation du système éducatif, ils témoignent, a-t-il poursuivi, de l'attention accordée à la modernisation des secteurs stratégiques du pays. La présentation du programme d'actions du gouvernement devant l'Assemblée nationale est prévue, a rappelé le deuxième secrétaire de la chambre basse du Parlement, conformément aux dispositions constitutionnelles et réglementaires.

« Cet exercice ne donne lieu ni à un débat ni à un vote. C'est un espace qui permettra au gouvernement d'exposer les grandes orientations stratégiques de son action ainsi que les priorités retenues dans les domaines politique, économique et social. Enfin, les séances consacrées aux questions d'actualité ainsi qu'aux questions orales au gouvernement avec débat ravisent la vitalité du contrôle parlementaire et l'attachement de notre chambre aux exigences de transparence et de redevabilité dans la conduite des politiques publiques », a conclu Alain Pascal Leyinda dans sa présentation.

Accélérer le processus de digitalisation de l'administration publique

Présidant la cérémonie d'ouverture, le premier vice-président de l'Assemblée nationale, Léon Alfred Opimbat, a rappelé que cette chambre parlementaire est le coeur battant de la démocratie congolaise. De ce fait, elle est la voix du peuple, le sanctuaire où se débattent les grandes orientations du pays. Il a invité les députés à être les architectes législatifs du projet de société du président de la République, les garants de sa mise en oeuvre effective et les sentinelles vigilantes de la bonne gouvernance, aux côtés des institutions porteuses de la République.

« Cela exige de nous une profonde réflexion sur nos méthodes de travail, une constante recherche d'efficacité et une capacité à innover. Nous devons promouvoir des méthodes de contrôle plus efficaces, plus rigoureuses et davantage orientées vers les résultats. Nos commissions permanentes sont invitées à devenir de véritables instruments d'évaluation de l'action publique. Il s'agit d'évaluer et contrôler sans complaisance l'action du gouvernement », a-t-il déclaré, souhaitant que les débats à l'hémicycle puissent gagner en profondeur, en pertinence et en impact sur la vie quotidienne des Congolais.

Selon Léon Alfred Opimbat, le président de la République, Denis Sassou N'Guesso, ayant fixé à grands traits, de façon magistrale, l'objectif à atteindre, il reste aux parlementaires d'accélérer la marche. Dans cette optique d'innovation et d'efficacité, il a invité le gouvernement à ne ménager aucun effort pour la digitalisation de l'administration publique. « Il faut aller aux résultats tangibles depuis qu'on en parle.

L'avenir des grandes nations se construit désormais dans la maîtrise du numérique. Le numérique n'est plus une option, mais une impérieuse nécessité qui s'impose à toutes les institutions, l'Assemblée nationale y compris. C'est un investissement stratégique pour l'avenir de notre pays, un pas décisif vers une gouvernance moderne et efficiente », a souligné le premier vice-président de la chambre basse du Parlement.

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