Dans le cadre du renforcement du dialogue public-privé, la ministre du Commerce, Jacqueline Lydia Mikolo, a échangé le 2 juin à Brazzaville avec les représentants du secteur privé. Les participants ont évoqué le retour de la mercuriale nationale pour mieux encadrer les prix des produits, la mise en place d'un guichet unique pour les commerçants ainsi que plusieurs réformes destinées à améliorer le climat des affaires et à préparer les entreprises congolaises aux défis de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlécaf).
Le gouvernement entend relancer plusieurs mécanismes de régulation du commerce afin de favoriser un environnement économique plus transparent et plus compétitif. C'est dans cette perspective que la ministre du Commerce, de l'Approvisionnement et de la Consommation, chargée de la Zlécaf, Jacqueline Lydia Mikolo, a échangé avec les opérateurs économiques, les syndicats patronaux ainsi que les représentants des chambres de commerce de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso.
Au centre des discussions figurait la question du rétablissement de la mercuriale nationale, un outil de référence des prix que les acteurs économiques considèrent comme indispensable pour lutter contre les pratiques spéculatives et garantir un commerce équitable. Instaurée au Congo en 1924, la mercuriale a progressivement été abandonnée. S'exprimant au nom du secteur privé, le président de la Chambre de commerce de Brazzaville, Paul Obambi, a plaidé pour le retour de cet instrument de régulation du marché. Selon lui, la disparition de la mercuriale a contribué à l'instabilité des prix et à la perte de repères pour les consommateurs comme pour les commerçants. « Nous souhaitons le retour de la mercuriale.
Les prix devaient être affichés pour un commerce équitable. Quand la mercuriale disparaît, la gêne commence », a déclaré Paul Obambi.
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Au-delà de cette revendication, le président de la Chambre de commerce de Brazzaville a plaidé aussi en faveur de l'accélération des réformes visant à moderniser le commerce national. Il a notamment évoqué la digitalisation des procédures administratives, la promotion de la traçabilité des produits ainsi que le renforcement du Centre de médiation et d'arbitrage de la Chambre de commerce pour régler les différends commerciaux en dehors des tribunaux.
Paul Obambi a également appelé à la mise en place d'un guichet unique de paiement des taxes afin de réduire les multiples contrôles administratifs auxquels sont confrontées les entreprises. Une mesure qui, selon lui, permettrait de limiter les tracasseries et de contribuer à la maîtrise des coûts supportés par les opérateurs économiques.
Répondant aux préoccupations exprimées par les entrepreneurs, Jacqueline Lydia Mikolo a réaffirmé sa volonté d'instaurer un dialogue permanent avec le secteur privé. Elle a annoncé la création prochaine d'un cadre formel de concertation destiné à associer les opérateurs économiques aux différentes réformes envisagées par le gouvernement. « Tout ce que nous allons faire, nous allons le faire ensemble », a-t-elle assuré, soulignant le rôle central de la Chambre de commerce dans l'amélioration du climat des affaires et dans la mise en oeuvre des réformes économiques.
La ministre a également fait de la digitalisation l'un des principaux axes de son action. Selon elle, la modernisation numérique des services du ministère contribuera à davantage de transparence, d'équité et d'efficacité dans les transactions commerciales. Parmi les mesures déjà engagées, Jacqueline Lydia Mikolo a cité la notification systématique des produits impropres à la consommation importés sur le territoire national.
Les futures alertes, a-t-elle précisé, mentionneront les produits concernés ainsi que les importateurs responsables afin de mieux protéger les consommateurs et de lutter contre la concurrence déloyale.