Assemblées annuelles 2026 - Un panel évalue l'impact de la 7ème augmentation de capital de la Banque africaine de développement sur l'efficacité du développement

29 Mai 2026
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African Development Bank (Abidjan)

En marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement, l'unité de l'Évaluation indépendante du développement (IDEV) de la Banque a organisé jeudi, à Brazzaville un événement parallèle intitulé : « Les conditions institutionnelles et financières permettant à la finance du développement mobilisée de se traduire en impact à grande échelle ».

Le rapport, mesurant l'impact de la 7ème augmentation de capital du Groupe de la Banque sur l'efficacité du développement, et de la mise en oeuvre des engagements sur la période 2019-2024, a été présenté.

Karen Rot-Münstermann, évaluatrice générale du Groupe de la Banque africaine de développement a expliqué que l'augmentation de capital a permis d'élargir la capacité financière de la Banque, de renforcer son alignement stratégique sur les priorités des pays et a accru sa capacité de prêt, tout en faisant progresser l'intégration des questions liées au changement climatique et l'intégration de la dimension genre.

Armand Nzeyimana, directeur du Département de l'impact sur le développement et les résultats a invité les participants au panel à explorer les conditions institutionnelles et financières dans lesquelles les financements mobilisés peuvent se traduire par un impact à grande échelle.

Omar Sefiani, directeur du département de la trésorerie de la Banque est quant à lui revenu sur la notation triple A de la Banque qui est « un instrument puissant pour mobiliser des financements pour le développement et constitue un élément fondamental du coût avantageux des financements obtenus » par la Banque et transférés aux pays membres régionaux.

« Au milieu de la crise du Covid-19 nous avons lancé une émission pour lever des fonds ; il aurait été difficile de le faire si nous étions perçus autrement avec un risque élevé » ; a-t-il ajouté.

L'importance de la mise en oeuvre des projets à travers des partenariats a été soulignée par Malinne Blomberg, directrice générale adjointe pour la région Afrique du Nord, du Groupe de la Banque. Elle donné en exemple la Mauritanie où un projet a été mis en oeuvre dans l'élevage, issu d'un accord tripartite entre la Banque, le gouvernement et la FAO. « Quand un projet est bien ficelé, il obtient des financements », a-t-elle affirmé. Mais elle a surtout déploré l'absence de cellules d'exécution de projets bien structurés dans certains pays.

Les différentes facettes d'un projet bien préparé ont alors été discutées par les participants à l'événement parallèle. Il s'agit de son importance stratégique, de la viabilité du sponsor du projet, de l'appui gouvernemental, de la qualité des études environnementales et sociales, de l'impact attendu et de la structure du financement, entre autres éléments. Le renforcement de capacités, les partenariats et la coordination sont également apparus comme des atouts pour une meilleure efficacité dans la mise en oeuvre des projets.

Présentant les éléments clés de l'intervention du Groupe de la Banque dans son pays, Festus Nghifenwa, directeur des services de conseil en politique économique, au ministère des Finances de Namibie a souligné que Le Document de stratégie pays (2025-2030) donne la part belle aux infrastructures, au développement économique et à celui du capital humain. Il en a résulté une approche des corridors régionaux, la création de ports secs, et de routes comme l'autoroute trans-Kalahari, facilitant le commerce entre la Namibie et le Zimbabwe. Le corridor de Lobito et le Port de Walvis Bay à vocation régionale ont un impact socio-économique considérable dans la région.

En Namibie, opérations du Groupe de la Banque africaine de développement ont débuté en 2005. Le portefeuille actuel s'élève à 889 millions de dollars américains.

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