Les 61e assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), ont baissé leur rideau, le 29 mai 2026, à Brazzaville. L'institution financière continentale a invité les différents États à accélérer la transformation locale des matières premières dont dispose l'Afrique, pour créer de la valeur ajoutée sur le contient et s'industrialiser.
Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, a invité les États, lors de la conférence de presse qui a suivi la clôture de ces assemblées, à mettre l'accent sur l'industrialisation et la transformation locale des minerais.
Pour lui, « le continent dispose de ressources naturelles abondantes, mais il ne s'agit plus de les exporter à l'état brut. Il s'agit de les transformer. C'est tout le sens de la mobilisation à grande échelle des capitaux privés, et c'est aussi le sens du mécanisme de développement d'atténuation des risques, pour que les investissements à grande échelle puissent s'effectuer en Afrique. »
« Plusieurs paradoxes »
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Exemple des pertes subies par le continent : l'Afrique exporte une tonne de bauxite brute à 63 dollars, tandis qu'elle importe une tonne d'aluminium, c'est-à-dire de la bauxite transformée, à 3 500 dollars, a pointé le président de la BAD.
De son côté, le ministre congolais du plan, Ludovic Ngatsé, a estimé qu'il était temps de passer des paroles à l'action : « L'Afrique est sujette à plusieurs paradoxes : on a une démographie incroyable. On a des richesses du sous-sol. On a des terres arables. On a tout. Maintenant, il faut arrêter de faire ce constat. Il faut mobiliser des ressources et travailler, faire que ce potentiel devienne une arme pour contribuer au développement et à la prospérité de nos populations », a-t-il affirmé. Selon les estimations de la BAD, l'Afrique va compter plus de deux milliards d'âmes à l'horizon 2050.