Luanda — L'Angola a renforcé ses capacités de prévention et de riposte à la variole du singe grâce à la mise en oeuvre de mesures proactives, notamment l'élaboration d'un plan d'urgence, l'acquisition de vaccins et le renforcement de la surveillance épidémiologique sur l'ensemble du territoire.
Cette déclaration a été faite mercredi par la Coordonnatrice nationale du Programme élargi de vaccination (PAV), Alda de Sousa, lors d'une conférence de presse sur la vaccination contre le choléra, organisée par la Direction nationale de la santé publique. Selon la responsable, les autorités sanitaires ont immédiatement réagi afin de minimiser les risques et de garantir la capacité du Système National de Santé à faire face à d'éventuelles épidémies.
Alda de Sousa a souligné que l'accès aux vaccins contre la variole du singe demeure un défi à l'échelle internationale, en raison de la demande croissante et de la disponibilité limitée de ces vaccins sur le marché mondial. Malgré ces difficultés, l'Angola a su mobiliser des ressources et mettre en œuvre une stratégie de prévention combinant vaccination, surveillance épidémiologique et sensibilisation des populations.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
« Il ne suffit pas d'avoir des vaccins. Il est tout aussi important de maintenir des systèmes de surveillance active et d'investir dans la mobilisation sociale afin que les communautés connaissent les signes de la maladie et sachent comment prévenir sa transmission », a-t-elle déclaré. Elle a souligné que la stratégie nationale prévoyait également le renforcement des mesures de surveillance dans les provinces frontalières, considérées comme des zones plus vulnérables en raison des flux migratoires importants et des déplacements transfrontaliers de personnes.
Selon la responsable, les équipes provinciales ont été formées pour identifier, signaler et réagir rapidement aux cas suspects, ce qui permet une action plus efficace en cas d'urgence sanitaire. La coordinatrice a également plaidé pour le renforcement continu de la communication sur les risques et de l'engagement communautaire, considérant que la participation active de la population demeure un élément fondamental de la prévention et du contrôle des maladies émergentes.
Pour Alda de Sousa, l'expérience de la MPOX) a démontré l'importance d'une préparation précoce, de la coordination entre les différents niveaux du système de santé et de l'adoption de mesures préventives avant que la situation épidémiologique ne s'aggrave.
La responsable a estimé que la réactivité dont a fait preuve l'Angola illustre la nécessité d'investir continuellement dans la surveillance sanitaire, la formation des professionnels de santé et la capacité de réagir rapidement aux menaces pour la santé publique, renforçant ainsi la protection des populations et la sécurité sanitaire du pays. L'événement a réuni des journalistes et des représentants de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).