Le système judiciaire passe à l'heure du digital. « Aujourd'hui, nous pouvons affirmer que le ministère de la Justice, ainsi que l'ensemble des institutions judiciaires, s'orientent pleinement vers une gestion numérique des affaires », a déclaré le secrétaire général du ministère de la Justice, Randrasana Sandro Ange Randrianasolo. C'était à l'hôtel Carlton Anosy, avant-hier, lors du lancement du Cycle de Conférences et de Formations, organisé avec la Commission malgache de l'Informatique et des Libertés (CMIL).
Plusieurs outils sont déjà déployés dans les juridictions, comme l'InfoTA, l'InfoTF, le LogiComm, le LogiCivil, le LogiPénal. Le ministère confirme sa volonté d'étendre la numérisation à l'ensemble du système judiciaire, dont ses services essentiels. « Une plateforme est actuellement en développement pour piloter ces prestations clés, à commencer par le casier judiciaire, qui disposera très prochainement de sa propre plateforme », enchaîne ce responsable.
Elle devrait apporter des réformes au niveau du système judiciaire. « L'intérêt majeur de cette réforme est qu'elle permettra d'accélérer le traitement des données et des dossiers judiciaires. C'est précisément ce que les citoyens attendent aujourd'hui : une justice plus rapide », précise Claudette Sophia Ramanankavana, premier président de la Cour suprême. Le défi de ce ministère est actuellement le déploiement au niveau national.
L'Intelligence Artificielle (IA), déjà une réalité dans les pratiques au niveau de la Justice, s'est également imposée comme un sujet majeur lors de cet événement. La présidente de la CMIL, Reine Rakotonarivo, a rappelé que l'IA doit rester un simple outil d'appui, sans jamais remplacer la décision humaine dictée par l'intime conviction du juge. Ce cycle de conférences et de formations devrait aboutir à une première régulation de l'usage de l'intelligence artificielle dans le secteur de la justice.
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