Tunisie: Secteur bancaire - La condition clé pour annuler la grève de juin

L'annulation de la grève générale sectorielle prévue les 23, 24 et 25 juin dans les banques, les institutions financières et les compagnies d'assurance demeure tributaire de l'ouverture de négociations sérieuses et de la satisfaction des revendications professionnelles en suspens, a affirmé jeudi Sami Soltani, secrétaire général de la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des assurances.

Intervenant sur les ondes d'une radio privée, le responsable syndical a expliqué que la décision de recourir à l'escalade syndicale est la conséquence directe du blocage actuel des canaux de communication entre les différentes parties concernées. Il a appelé à une reprise urgente du dialogue afin de parvenir à des solutions consensuelles.

Sami Soltani a rappelé que les relations entre les partenaires sociaux ont toujours reposé sur les principes du respect mutuel et de la concertation permanente, conformément aux dispositions de la convention sectorielle commune. Il a toutefois dénoncé un changement radical dans cette approche, estimant que le dialogue social est à l'arrêt depuis la nomination du nouveau président du Conseil bancaire et financier en 2023.

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Selon lui, la partie syndicale avait adressé dès janvier 2024 une correspondance officielle demandant la tenue d'une réunion de travail et la reprise des consultations prévues par les accords en vigueur, sans obtenir de réponse.

Le responsable syndical a également précisé que les principales revendications portent sur l'application des augmentations salariales prévues pour l'année 2025, dont les employés du secteur bancaire n'ont toujours pas bénéficié.

Il a, par ailleurs, souligné que les récentes modifications du barème de l'impôt sur le revenu ont eu un impact direct sur les salaires des employés des banques. Ces ajustements fiscaux ont entraîné une baisse du revenu net de nombreux agents, avec des diminutions dépassant parfois 100 dinars par mois, notamment pour les salariés percevant des rémunérations avoisinant les 3 000 dinars.

La Fédération générale des banques, des établissements financiers et des assurances maintient ainsi la pression en attendant une reprise effective du dialogue social susceptible d'éviter le mouvement de grève annoncé à la fin du mois de juin.

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