En visite au Togo, Marie-Hélène Aubert, vice-présidente du Département des Yvelines déléguée à la coopération internationale, dresse le bilan d'un partenariat ancré dans la durée avec les communes de Blitta et d'Aného.
La coopération entre le Département des Yvelines et les communes togolaises ne date pas d'hier. Lancée en 2007 avec Blitta et Aného, elle repose sur un principe simple mais exigeant : accompagner les maires qui ont des projets, et non imposer des priorités venues de France.
« Pas de domaine fixé d'avance, tout dépend des territoires », explique Marie-Hélène Aubert. « Ce sont les maires qui nous parlent de leurs projets et on les aide à trouver les financements et l'ingénierie. »
À Blitta, le partenariat a successivement porté sur le stockage du riz et du maïs, la construction d'une maison d'attente pour les femmes enceintes, « un ouvrage qui s'est avéré très utile », se félicite-t-elle -- et désormais sur la filière cacao, avec l'inauguration du centre de fermentation de Mpoti. À Aného, les priorités ont évolué de l'assainissement vers le tourisme, au gré des projets portés par les élus locaux.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Des budgets sous pression, mais des engagements tenus
La vice-présidente ne cache pas les contraintes qui pèsent sur la coopération décentralisée française. « En France, les budgets sont difficiles, notamment les budgets de l'État et de ce fait les budgets des départements. »
Dans ce contexte, les Yvelines ont fait le choix de la fidélité plutôt que de l'expansion. « On n'élargit pas notre action de coopération, mais on reste fidèles à ceux qui sont historiquement en coopération avec nous », assure-t-elle, écartant pour l'instant toute perspective d'extension du partenariat à de nouvelles communes togolaises.
Ce que retient Marie-Hélène Aubert de près de vingt ans de coopération avec le Togo, c'est avant tout l'importance de la relation humaine et de la continuité. Le partenariat avec Blitta a connu des périodes de creux, « ça dépend aussi des maires », avant de retrouver une nouvelle dynamique avec le projet cacao.
« Nous accompagnons les maires volontaires qui ont une vision de leur territoire », résume-t-elle. Une approche de collectivité à collectivité, loin des grands programmes institutionnels, qui fait la force et l'originalité de cette coopération décentralisée, souvent citée en exemple, en France comme à l'étranger.