En République centrafricaine (RCA), la situation sécuritaire continue de se dégrader dans la sous-préfecture de Boali, située à une centaine de kilomètres de Bangui, dans l'Ombella-M'Poko. Le 30 mai, des hommes armés non identifiés ont attaqué des éleveurs installés avec leurs troupeaux près du village Gbaho, à une vingtaine de kilomètres de Boali. Bilan : quatre éleveurs blessés par balles et plusieurs têtes de bétail emportées par les assaillants. Cette nouvelle attaque relance les inquiétudes des populations locales, déjà confrontées à l'insécurité grandissante sur les axes routiers et dans les villages environnants.
À Boali, dans le centre-est de la Centrafrique, comme dans les villages environnants, cette nouvelle attaque ravive les inquiétudes des habitants.
De nombreux riverains, à l'instar d'Aboubacar, dénoncent les agissements de ces hommes armés non identifiés et des coupeurs de route : « À cause de ces rebelles, nous vivons désormais dans la peur. Ces bandits opèrent dans de petits villages éloignés et sur plusieurs axes périphériques. Même pour se rendre aux champs, les habitants hésitent désormais. Les attaques peuvent survenir à n'importe quel moment et elles ne visent que les populations civiles. »
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« Les attaques sont imprévisibles et elles nous pourrissent la vie »
Les éleveurs figurent parmi les principales victimes de ces actes de banditisme. Certains affirment avoir perdu une grande partie de leur cheptel au cours des derniers mois. C'est le cas de Souleymane, éleveur au village de Boali-Poste : « Ces hommes armés connaissent bien les mouvements des troupeaux. À chaque attaque, ils emportent nos bêtes. Parfois, ils nous agressent à l'arme blanche. Certains d'entre nous y perdent même la vie. Pour nous qui vivons de l'élevage, c'est une véritable catastrophe. Les attaques sont imprévisibles et elles nous pourrissent la vie. Vivre dans la quiétude, aujourd'hui, c'est devenu impossible. »
Pour l'instant, les autorités locales ne souhaitent pas réagir. Elles assurent toutefois que toutes les dispositions ont déjà été prises pour prévenir de nouvelles attaques et traquer ces bandits armés.