Angola: Le ministre plaide pour l'exploitation des résultats du projet RE-FARM dans l'amélioration des politiques publiques

Talatona — Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Science, de la Technologie et de l'Innovation, Albano Ferreira, a estimé jeudi à Luanda que les résultats du projet RE-FARM devraient servir de référence à l'élaboration et à l'amélioration des politiques publiques en faveur du développement rural durable en Angola.

S'exprimant à l'ouverture de la quatrième conférence consacrée à la présentation des résultats finaux du projet, financé par l'Union européenne, le responsable a souligné que l'objectif de la rencontre était de diffuser les connaissances et les données scientifiques produites tout au long de sa mise en œuvre.

Selon lui, le programme a pleinement rempli sa mission en rapprochant la recherche scientifique de la société. Il a rappelé que le projet a impliqué des agriculteurs familiaux, des techniciens de l'Institut de développement agraire, des chercheurs du Centre national de recherche scientifique (CNIC) ainsi que de l'Institut supérieur polytechnique du Cuanza-Sul (ISPCS). Le ministre a indiqué que cette initiative a permis de renforcer les compétences dans les domaines de l'agroécologie, de l'entomologie et des systèmes de production durable, tout en consolidant les capacités des institutions locales.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Il a également souligné que la science n'accomplit pleinement sa mission que lorsqu'elle se traduit par des bénéfices concrets pour les populations. Selon lui, la clôture du projet ne marque pas la fin du travail entrepris, mais ouvre au contraire la voie à de nouvelles initiatives de recherche. Albano Ferreira a estimé que l'Angola devait poursuivre ses investissements dans la science et l'innovation afin d'être mieux préparé à atténuer les effets du changement climatique et à garantir la sécurité alimentaire.

Le ministre a félicité l'ensemble des partenaires impliqués, notamment l'Union européenne et l'organisation COSPE, tout en appelant les chercheurs angolais à développer des projets compétitifs aux niveaux national et international afin de mobiliser davantage de financements et de promouvoir la recherche scientifique produite dans le pays. Pour sa part, le coordinateur national du projet RE-FARM, Adérito Cunha, a présenté les techniques agroécologiques et les nouvelles découvertes scientifiques issues des projets mis en oeuvre dans les provinces du Cuanza-Sul et de Benguela.

Selon lui, les travaux ont été menés dans les municipalités d'Ebo, Seles, Cassongue, Huambo, Cubal et Ganda, en partenariat avec l'Institut supérieur polytechnique du Cuanza-Sul et des chercheurs italiens. Il a précisé que les équipes ont expérimenté des systèmes de rétention d'eau et d'irrigation fonctionnant sans motopompes, en exploitant exclusivement les précipitations naturelles.

Adérito Cunha a ajouté que toutes les pratiques promues reposent sur les principes de l'agroécologie, excluant l'utilisation de pesticides de synthèse industrielle et d'engrais chimiques. La rencontre a réuni l'ambassadrice de l'Union européenne en Angola, Rosário Pais, des membres du Gouvernement angolais ainsi que plusieurs acteurs du secteur.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.