Tunisie: Urgence environnementale à Sousse - La plage de Gaïd Esseouassi étouffée par le déversement des eaux usées

Face au déversement massif des eaux usées de la région et à l'abandon des infrastructures, le président du conseil local de Sidi Abdelhamid dénonce la marginalisation d'un littoral pourtant vital pour les habitants, sur fond de mystère autour d'une interdiction de baignade.

En effet, la situation environnementale sur le littoral de Sousse atteint un seuil critique. Intervenant ce vendredi 5 juin sur les ondes de Jawhara FM, Amir Mekni, président du conseil local de Sidi Abdelhamid, a jeté un pavé dans la mare en révélant que la plage de Gaïd Esseouassi est devenue le réceptacle des eaux usées de la quasi-totalité des délégations du gouvernorat.

Un paysage désastreux

À cette pollution aquatique s'ajoute une dégradation terrestre flagrante, marquée par l'accumulation anarchique de gravats, de débris de construction et de monticules de terre qui obstruent les chemins menant à la rive. Pour le responsable local, ce triste paysage est le symptôme flagrant d'une région condamnée à la marginalisation depuis de longues années.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Qui en assume la responsabilité ?

Devant l'absence totale d'infrastructures et d'équipements publics dans la zone, Amir Mekni a lancé un appel pressant pour le déploiement de solutions urgentes et efficaces afin de sauver ce site côtier. Il a rappelé que cette plage représente une bouffée d'oxygène indispensable et un lieu de détente unique pour les familles issues de nombreuses délégations voisines.

L'affaire prend également une tournure singulière avec l'apparition mystérieuse d'un panneau interdisant la baignade à Sidi Abdelhamid. Interrogée à ce sujet, la direction régionale de la santé, rapporte M. Mekni, a formellement nié être à l'origine de cette installation. « Cette mise au point est partagée par les services de la protection civile qui déclinent eux aussi toute responsabilité ! Face à ce flou institutionnel, il est crucial de réhabiliter et de préserver ce littoral, qualifié de véritable trésor naturel capable, s'il est entretenu, de désengorger durablement les autres plages de la région », conclut l'intervenant.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.