Madagascar: Inceste à Ivandry - Un jardinier arrêté après la mort de sa fille

À Ivandry, une adolescente de 13 ans est morte après avoir été victime d'un inceste présumé. Son père a été interpellé jeudi et placé en garde à vue à la Brigade criminelle.

Un homme de 54 ans, jardinier, a été arrêté tôt le matin chez lui à Ivandry, jeudi 4 juin, et se trouve actuellement en garde à vue à la Brigade criminelle. Il est soupçonné d'avoir violé sa propre fille de 13 ans, dont la mort, survenue deux jours plus tôt, a bouleversé les voisins.

D'après les premiers éléments de l'enquête, la mère de l'enfant avait quitté le domicile pendant une semaine. C'est durant cette absence que le père aurait profité de la vulnérabilité de sa fille pour abuser d'elle.

La victime se plaignait depuis plusieurs jours de douleurs intimes. Le 27 mai, elle avait déjà alerté son entourage, mais ce n'est que le dimanche 1er juin au soir que ses parents l'ont conduite chez un médecin. Le père aurait alors minimisé les symptômes, évoquant de simples maux de ventre, ce qui aurait conduit à un traitement inadapté. L'adolescente est décédée le mardi 2 juin.

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Il a reconnu les faits

La police du secteur a été informée par le comité de vigilance de la mort suspecte de la jeune fille et des soupçons de viol. Les forces de l'ordre se sont rendues sur place pour constater les faits. Le jeudi 4 juin, de nouveaux éléments confirmant l'implication du père ont conduit à son arrestation. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits. Le dossier a été transmis à la Brigade criminelle pour une enquête approfondie avant sa présentation devant le parquet.

Les habitants du quartier, choqués, ont rapporté que la mère de la victime avait tenté de dissimuler la réalité, refusant que le corps soit vu par les voisins et affirmant attendre un pasteur.

Les proches de la victime révèlent que l'enfant avait déjà confié ses souffrances à sa mère, mais que celle-ci n'avait pas osé révéler la vérité. Lors de la toilette mortuaire, des traces de violences sexuelles ont été découvertes. Les riverains, indignés, ont failli lyncher le père lorsqu'ils ont tout appris. Le corps de l'adolescente a été pris en charge par le Bureau municipal d'hygiène pour autopsie, malgré la volonté initiale d'une inhumation à Mantasoa.

La famille maternelle refuse l'enterrement sans enquête et exige des examens médico-légaux.

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